EXPOSITION DU LOUVRE.—Constatons d’abord une chose: c’est que les expositions du Louvre ont singulièrement l’air de ne plus amuser le public, et que, excepté moi, je n’ai vu là personne qui fît un peu plus de cent lieues pour se promener dans les galeries en renversant les vertèbres du cou d’une façon si douloureuse et si fatigante.
Je ne reparlerai pas des membres du jury, doctores non docti. Deux fois déjà à pareille époque les Guêpes se sont expliquées à leur sujet.
Je vais vous dire ce que j’ai remarqué en me promenant dans les galeries.
D’abord un portrait de la reine;—ce portrait est fait avec soin, par M. Winterhalter.—Je voudrais seulement savoir pourquoi les mains sont aussi bleues,—est-ce le velours qui déteint?
N. B. (Phrase à refaire tout entière: d’un bout, elle est exposée aux estaminets et aux carrés de papier, et de l’autre à M. Hébert,—en effet «d’abord la reine» c’est le ab Jove principium des Latins.—Il est évident que j’ai la pension de mille écus.
Puis à la fin—une critique: les mains sont bleues—les mains de la reine.—M. Lévy ne voudra peut-être pas imprimer cela,—et, s’il l’imprime, M. Hébert, qui me surveille, selon madame ou mademoiselle Pauline,—peut se fâcher.—J’aurai soin, pour les estaminets et les carrés de papier, de parler de quelque bourgeoise ou bien de la cuisinière piquant un fricandeau de M. Chollet, avant de parler de S. M. la reine Amélie.—A l’égard de M. Hébert, j’expliquerai que j’entends parler des mains du tableau.)
Il y a dans ce même salon carré, une grande image ainsi intitulée au livret:
M. VINCHON. 1831. Séance royale pour l’ouverture des Chambres et la proclamation de la Charte constitutionnelle (14 juin 1814).
Maison du Roi.