—Lui! pas plus ministre du ciel...

—Que je ne suis religieux.

Dans ce genre de dialogue, il faut qu’il y ait eu plusieurs répétitions et que celui qui parle le premier sache parfaitement ce que lui répondra son interlocuteur.

Car jamais un homme ne s’aviserait de dire: «Lui! pas plus ministre du ciel...» si on ne lui a promis par les plus grands serments et sous les plus certaines garanties d’ajouter immédiatement: «Que je ne suis religieux;» sans cela la phrase serait absurde.

L’autre jour, dans un procès en adultère, deux avocats dont je regrette de ne pas savoir le nom, ont donné un nouvel exemple de l’audace de ces messieurs.

Il s’agissait d’un escalier et du nombre de marches dont il est composé:—l’un l’évaluait à trente et l’autre à quatre-vingt-deux.—Tous deux ont affirmé les avoir comptées.

Il existe dans la hiérarchie ecclésiastique de grands abus à l’encontre des petits, c’est-à-dire des curés et des pauvres desservants de campagne,—de la part de messeigneurs les évêques, et surtout,—comme cela ne manque jamais,—de la part des grandeurs subalternes, c’est-à-dire de M.M les vicaires généraux;—une guêpe est spécialement chargée en ce moment—de recueillir sur les tracasseries subies par ces pauvres curés, sur ces fleurs amères de leur vie,—quelque chose qui ressemblera moins au miel qu’à l’absinthe.

En attendant mieux, voici un fait récent—qui ne manque pas d’une certaine bouffonnerie.