«Dans le mois dernier, le ministre de la marine a alloué aux auteurs de DIVERS actes de sauvetage des gratifications, montant en totalité à DEUX CENT QUARANTE FRANCS.»
Je l’ai déjà remarqué,—les hommes n’ont de respect, de vénération, que pour ceux qui leur font du mal.—Une croix d’honneur, je parle de celles qui sont bien gagnées, est le prix de quelques têtes fendues;—on accorde à celui qui en est porteur toutes sortes d’honneurs et de considération,—au contraire, celui qui sauve la vie d’un homme au péril de la sienne est traité avec un remarquable dédain.—On appelle son action—acte de sauvetage.—Cette formule s’applique également à celui qui repêche des barriques ou des morceaux de bois,—au courant de l’eau.
Gratification est le terme dont on use à l’égard des expéditionnaires des bureaux dont on veut récompenser l’écriture propre et soignée; du reste, il en a toujours été ainsi.
Sous Louis XVI,—le pilote Boussard, de Dieppe, sauva seul huit hommes sur dix, qui périssaient sur un bâtiment naufragé.—On lui donna une pension de trois cents francs.
Il a été arrêté à l’Académie qu’on inviterait les académiciens à se rendre aux séances en costume.—Il y a bien longtemps que les Guêpes ont provoqué cette mesure;—il est douteux qu’elles obtiennent le même succès auprès des députés.
Il y a à Paris, sur le boulevard, un petit théâtre qui fait d’excellentes affaires, sous la direction de M. Mourier: c’est le théâtre des Folies-Dramatiques.—Voici une économie que l’on n’aurait pas imaginée.—Les contrôleurs qui reçoivent les billets au commencement du spectacle sont des acteurs dont la présence est nécessaire ensuite sur ce théâtre.
L’autre jour,—M. Roger de Beauvoir—s’avisa de se présenter vers neuf heures;—il prit un billet au bureau et se présenta au contrôle, où il ne trouva qu’un énorme chien qui voulut le manger.