Les anniversaires.—Paris et Toulouse.—Les trois journées de Toulouse.—M. Floret.—M. Plougoulm.—M. Mahul.—M. de Saint-Michel.—Ce qu’en pensent Pascal, Rabelais et M. Royer-Collard.—Un quatrain.—Le peuple et l’armée.—Les Anglais.—Un pensionnat à la mode.—Les maîtres d’agrément.—A monseigneur l’archevêque de Paris.—Un projet de révolution.—Un baptême.—Une lettre de M. Dugabé.—Le berceau du gouvernement représentatif.—En faveur d’un ancien usage, excepté M. Gannal.—Parlons un peu de M. Ingres.—Un chat et quatre cents souris.—Le roi et les archevêques redevenus cousins.—A M. le vicomte de Cormenin.—M. Thiers en Hollande.—Contre l’eau.—MM. Mareschal et Souchon.—Les savants et le temps qu’il fait.—Les citoyens les plus honorables de Lévignac, selon M. Chambolle.—Triste sort d’un prix de vertu.—De l’héroïsme.—La science et la philanthropie.—Les médailles des peintres.—Les ordonnances de M. Humann.—De l’homicide légal.—AM RAUCHEN sur le bonheur.

AOUT.—LES ANNIVERSAIRES.—Les Français, selon moi, ne se défient pas assez des anniversaires, qui ont le défaut de les mettre dans de singulières contradictions.

Voici, par exemple, dans le mois de juillet qui vient de finir,—des gens qui pourraient être fort embarrassés,—je parle du roi Louis-Philippe et du parti dont le journal le National est l’organe.

Le National a proclamé avec le roi et avec M. Thiers la nécessité de construire des forts contre lesquels il s’était élevé pendant plusieurs années;—j’ai dit,—quand il a été question de ces forts,—les raisons secrètes de chacun,—voici qu’aujourd’hui on les bâtit grand train,—que le roi met lui-même la main à la besogne et se fait un véritable plaisir de poser la première pierre de chacun d’eux.

Malheureusement, le National est obligé, le 14 juillet, de célébrer l’anniversaire de la prise de la Bastille avec une emphase convenable—au moment même où cette vieille Bastille, où l’on mettait de temps en temps un Parisien ou deux,—est remplacée avantageusement,—du consentement du National,—par un demi-quarteron de forts qui mettent Paris tout entier et à la fois à la Bastille.

D’autre part, le roi Louis-Philippe, obligé de fêter avec pompe l’anniversaire de l’émeute réussie qui l’a mis sur le trône,—est forcé en même temps et précisément dans le même mois, de réprimer à Toulouse l’insurrection dont il célèbre la fête à Paris.