—Et le directeur de la poste,—que lui fait-on?
—Rien.
—Ah!—Et le gendarme, que lui fait-on?
—Rien.
—Cependant, si le voyageur avait été condamné,—ç’aurait été pour contravention à la loi, qui protége le directeur de la poste;—est-ce qu’il n’y a pas quelque part quelque bout de loi—qui protége les citoyens et les voyageurs?
—Il y en a plusieurs.
—Comment se fait-il alors qu’on n’ait pas mis en jugement le directeur de la poste et le gendarme, quand on y mettait un homme faussement accusé d’attentat à un privilége fiscal, eux qui violaient ouvertement la plus respectable, la plus sainte des choses humaines: la liberté d’un citoyen?
—Ah! c’est que cela coûterait de l’argent.
—N’importe!
—Je voudrais vous y voir, si vous n’aviez que quatre mauvais millions cinq cent soixante et onze mille trois cent vingt-cinq francs!