Aucun chien,—sans exception,—par aucun temps, ne devrait être rencontré dehors sans être muselé.

Je sais qu’il existe dans les ordonnances de police certaines dispositions qui ont quelque rapport avec quelques-unes de celles que je propose ici;—mais on ne les fait pas observer,—et le risque que l’on court à ne pas les observer est tellement faible, qu’il n’oblige personne.

En ne supposant qu’un chien par vingt personnes dans une ville comme Paris, où presque tout le monde en a,—et en supposant que tous les chiens ont des maîtres,—chez chacun desquels il ne faut que la réunion de deux ou trois petites circonstances très-ordinaires pour faire déclarer l’hydrophobie;—je voudrais bien savoir si l’on découvrira quelque jour que cela mérite qu’on s’en occupe.

Ajoutons que, si l’on voulait remplacer par un impôt sur les chiens—quelques-uns de ceux qui pèsent si cruellement sur les objets de première consommation, cet impôt serait un gros revenu,—et dégrèverait des objets qu’il est odieux d’imposer.—En Angleterre, un impôt de ce genre rapporte par an plus de quarante millions.

Le duc d’Orléans mort,—une nuée de corbeaux s’est abattue sur lui,—puis chacun de ces oiseaux a tiré une plume de son aile noire,—et s’est mis à dessiner, à écrire,—et surtout à vendre.

Il y a tant de gens qui ne voient dans un naufrage que les épaves.

M. Gannal a élevé la voix; il a accusé les médecins qui avaient embaumé le prince mort de l’avoir mal embaumé,—il les a accusés d’avoir dérobé des organes.