En effet, comme cette somme de un franc vingt-cinq centimes vous met un homme au-dessus de la misère!—Pourquoi, en effet, ne plaçait-il pas son franc vingt-cinq centimes pour vivre avec les intérêts de ladite SOMME?
Ajoutez que le prévenu était un pauvre diable d’Italien arrivé depuis peu à Paris de Parme, son pays natal.—Il avait fait la route à pied—et n’avait pas d’ailleurs de mauvais antécédents.
A propos de pauvres,—rappelons-nous ici—que le Journal des Débats a un jour conseillé aux pauvres de mettre leurs économies à la caisse d’épargne.
C’est dommage que l’abonnèment un peu cher au Journal des Débats—prive les pauvres de puiser dans sa lecture d’aussi utiles conseils.
Il est vrai de dire que cette recette contre la misère avait pu être inspirée au Journal des Débats par une ordonnance de police que l’on a vue placardée sur tous les murs de Paris à l’époque du choléra.
M. le préfet de police recommandait au peuple de manger de bonne viande et de boire du vin de Bordeaux.
A propos de la loi de régence, on a fait à la loi de régence des objections que les Guêpes avaient prévues.—M. de Lamartine s’est séparé du parti conservateur—et s’est prononcé contre la loi.—Il a dit que, dans l’histoire des régences, sur vingt-huit régences d’hommes, il y a eu vingt-trois usurpations.—Le parti de l’opposition avait bien besoin de cette conquête pour se consoler un peu de sa défaite et de ses maladresses.—Quelques-uns veulent que M. de Lamartine ait abandonné les conservateurs par mauvaise humeur de ce qu’il n’avait pas été soutenu par eux lorsqu’il s’était laissé porter à la présidence de la Chambre par ses amis;—d’autres ont dit que, comme Caton, il s’était mis par une sorte de courage—du parti des vaincus.
Victrix causa Diis placuit—sed victa Catoni.