Il n’y a donc plus que les actions honteuses et infâmes qui soient récompensées en France?

Mais faites le compte des désintéressements qu’il faut acheter, des incorruptibilités qu’il faut payer,—des indépendances qu’il faut soudoyer,—et vous verrez qu’il ne reste pour PAYER le dévouement du maçon Renaud que les bénédictions d’une famille reconnaissante.

Certes, je ne suis pas d’avis qu’un trait de ce genre soit récompensé par une somme fixe et par l’argent;—mais regorge-t-on donc d’honnêtes gens au point qu’il n’y ait pas une place à donner à un homme brave et généreux?

Des personnes,—ordinairement bien informées,—assurent que le privilége du Vaudeville donné à M. Ancelot—a pour cause des considérations toutes politiques. Il s’agissait d’assurer à l’élection de M. Jacqueminot deux voix de deux amis de madame Ancelot.

On parle beaucoup de la passion d’une Excellence d’un âge mûr pour une princesse d’un âge avancé.—Il faut que jeunesse se passe; mais il est fâcheux que ce soit si longtemps après qu’elle est passée.

On assure que c’est le roi qui a imaginé l’union commerciale de la France avec la Belgique.—M. Guizot a reçu, par les divers ambassadeurs des puissances étrangères, des protestations très-sérieuses à ce sujet. Le roi a alors compris que, cédant à un entraînement trop juvénile, il était sorti des limites ordinaires de sa politique prudente.

Le projet a été abandonné tout bas et ajourné tout haut.