Autrement, je ne comprends pas comment ils n’arriveraient pas très-prochainement à traiter les plus graves questions politiques.—Les pralines donneraient dans l’opposition;—le chocolat abandonnerait ses lugubres méditations et ferait des théories humanitaires contre la propriété;—le roi Louis-Philippe, malgré son inviolabilité, serait personnellement attaqué par les pistaches.

Je pense que les poëtes qui faisaient autrefois, l’hiver, les devises innocentes des papillotes étaient les mêmes qui, l’été, composaient la poésie qui s’enroule autour des mirlitons;—je n’ai pas eu occasion de suivre les révolutions de cette dernière poésie—comme j’ai observé les phases de celle des bonbons,—mais tout me porte à croire qu’elles marchent d’un pas égal dans la voie du sérieux et du lamentable!

Je suppose que le gouvernement étend sur les mirlitons sa sollicitude à l’égard des papillotes.

Je suis persuadé qu’une des causes qui ont poussé les confiseurs à faire des bonbons aussi mélancoliques est une honteuse parcimonie, pour éviter de payer les droits d’auteur aux poëtes qui jusqu’ici leur avaient prêté leur concours.

Que deviendront ces malheureux poëtes?

Monsieur ***,—ex-parvenu assez insolent,—enrichi par des spéculations hasardées,—a fini par se ruiner,—par suite d’un bilan dont le passif a été fidèlement déclaré, mais l’actif scrupuleusement gardé dans sa poche; il offrira—rien pour cent à ses créanciers;—il sera un peu inquiété à ce sujet:—obligé de se cacher pendant le jour,—il vivra somptueusement la nuit.—Nous le prévenons que, pendant le mois de janvier, le soleil se couchera légalement à quatre heures trente-trois minutes et se lèvera à sept heures cinquante minutes.