Décidément,—mon pauvre monsieur de Balzac, votre muse est réellement fille de mémoire,—vous n’inventez que ce que vous vous rappelez.
La plaisanterie du Charivari était bonne; j’avais raconté un voyage bien innocent que j’avais fait avec Gatayes, et où il n’était question que de la mer,—de l’herbe,—du soleil,—et des premières fleurs des cerisiers.—La parodie de ce voyage fut rapprochée de mon épigraphe,—que je crois avoir plus d’une fois justifiée depuis quatre ans.
«Ces petits livres contiendront l’expression franche et inexorable de ma pensée sur les hommes et sur les choses, en dehors de toute idée d’ambition, de toute influence de parti.
»Il n’y a pas un seul journal qui oserait faire imprimer mes petits livres.»
La plaisanterie,—dis-je,—était bonne comme plaisanterie,—et j’en ai ri en son temps.
Mais, répétée par M. de Balzac, et répétée sérieusement, elle exige une réponse.
Voici ce que dit M. de Balzac:
«Aussitôt dix ou douze soldats ont levé la bannière de l’in-32, en imitant l’inventeur,—dont l’invention consistait à tâcher d’avoir de l’esprit tous les mois.—Ce fut une épidémie,» etc.
Voilà ce que dit M. de Balzac.