«Si l’élection de Carpentras est validée, ce n’est pas parce que cette élection a été exempte de manœuvres, mais uniquement parce que les griefs les plus graves ne sont pas imputables au candidat élu. Et la meilleure manière d’atteindre ce but, ne serait-elle pas de proposer à la Chambre, en même temps qu’elle admet le député, d’infliger un blâme à ces manœuvres?»

Pardon, messieurs de la commission,—c’est-à-dire que ce n’est pas le meilleur, mais le moins mauvais qui est élu;—ce n’est pas celui qui n’a pas fait le moins—qui est déclaré honorable;—disons donc l’honorable M. Floret.

ÉLECTION D’EMBRUN.—«L’élection d’Embrun présente deux caractères bien marqués: tentatives de corruption pécuniaire de la part de M. Ardoin; essai d’intimidation et violation du secret des votes de la part des amis de M. Allier.»

C’est gentil;—voyons un peu lequel sera déclaré honorable de ces deux messieurs.

«Il s’est élevé, de l’ensemble des témoignages recueillis, la preuve morale des tentatives de corruption auxquelles avaient eu malheureusement recours les amis de M. Allier, et peut-être ce concurrent lui-même. Nous produirons, à cet égard, des déclarations et des aveux déplorables.»

Ce sera peut-être M. Ardoin.

«Le secret des votes a-t-il été violé par les désignations qui accompagnaient, sur la plupart des bulletins, les noms des deux candidats? Car ce procédé a été employé par les deux partis, c’est le procès-verbal de l’élection qui le déclare: «Le bureau (y est-il dit), après en avoir délibéré, a, en effet, remarqué que, de part et d’autre, les désignations inscrites sur les bulletins des électeurs porteraient atteinte au secret des votes et pourraient être contraires au vœu de la loi.»