«... Hermance ou un an trop tard,—drame ou comédie, car cet intéressant ouvrage participe de l’un et de l’autre genre.—Madame Ancelot s’y livre, avec la finesse d’observation et avec la grâce du style qui la distinguent, à la peinture vraie et animée de la société,—c’est une admirable investigation de tous les mystères de l’âme;—c’est, en un mot, un ouvrage de longue et haute portée, etc.

Voilà bien des fois qu’on élève des plaintes sérieuses et légitimes sur certaines façons des subordonnés de M. Greterin, directeur des douanes, à l’endroit des voyageurs et surtout des voyageuses.

On prétend que les femmes sont soumises, sur quelques points de la frontière, à des visites minutieuses sur leurs personnes—et... (je cherche des mots pour dire décemment ce que font les employés de M. Greterin) à ces plaintes, il a répondu froidement que ces visites sont faites par des femmes.

Il me paraît que M. Greterin ne considère la pudeur des femmes que comme une coquetterie—qui n’existe qu’à l’égard des hommes—et qu’il n’y a aucun inconvénient à ce que des femmes portent les mains les plus hardies sur d’autres femmes.—M. Greterin se trompe: ces façons d’agir sont odieuses—et dignes d’un peuple sauvage.

J’avais tort, dernièrement, et j’avais tort avec M. Arago, lorsque pour la centième fois je parlais avec irrévérence de cette éducation exclusivement littéraire donnée à tout un peuple, et de ces deux langues, les deux seules qui ne se parlent pas.—Les plus forts hellénistes ne comprennent pas un mot du grec moderne;—et le latin d’église,—et le latin des savants, ne sont que deux variétés de cette langue connue sous le nom de latin de cuisine.—J’avais tort quand je demandais à quoi servait cette éducation.

On écrit de Presbourg, à la date du 20 mai: «L’empereur a ouvert aujourd’hui la diète de Hongrie par un discours en latin.

»L’assemblée était très-nombreuse et très-brillante.—presque tous les ambassadeurs résidant à Vienne avaient suivi l’empereur à Presbourg pour assister à cette solennité.»

Cette étude du latin pendant huit ans, contre laquelle je me suis imprudemment élevé,—sous prétexte qu’aucun professeur,—pas même M. le ministre de l’instruction publique,—n’oserait affirmer qu’il y a huit hommes sur cent qui sachent le latin après l’avoir appris huit ans,—sous prétexte encore que pour les quatre-vingt-douze autres il ne servirait absolument à rien s’ils l’apprenaient;—cette étude de latin, je dois le reconnaître aujourd’hui, est utile pour une profession de quelque importance:—elle est indispensable pour être empereur d’Autriche.—Si la couronne d’Autriche venait à manquer d’héritiers,—on la donnerait pour prix d’une composition en thème, et elle reviendrait de droit—optimo—au plus fort en thème.