Dans ce même numéro où je viens d’écrire quelques mots en faveur de la liberté des cultes, je crois devoir dire également que les cultes autrefois persécutés,—puis tolérés,—puis autorisés,—ne doivent pas se faire persécuteurs et intolérants.

Le culte juif, par exemple, me paraît aller trop vite dans la réaction. Est-il de bon goût que M. Fould donne par dérision à ses chevaux des noms qui sont une moquerie—et une insulte pour les chrétiens et pour le culte catholique?

M. Fould a dans ses écuries: Contrition, Repentir, Péché-mortel.

Juillet 1843.

La rançon acceptée.—Une nouvelle fleur.—Suppression de l’homme. Les défenseurs de la veuve et de l’orphelin.—Jugement de Salomon.—Une conspiration.—Le Napoléon—Les anciens et les modernes.—MM. Ponsard, Hugo, Dumas, etc.—Lucrèce.—M. Odilon Barrot.—Les oiseaux sinistres.—M. Villemain.—Honneurs clandestins.—Trouville.—Une annonce.—Les circonstances atténuantes.—Le dieu Cheneau.—Une invitation.

JUILLET.—Tout va un peu mieux que je ne l’avais espéré:—le soleil est venu rendre à tout la vie, la joie et la lumière,—mon jardin est plein de parfums et de fleurs. Il paraît que le ciel a accepté la rançon de l’été que je lui avais offerte au nom de la France, et que les beaux jours nous sont rendus.

Et, pour tout dire, nous n’avons rien perdu pour attendre—non-seulement nous avons vu fleurir toutes les fleurs aimées,—mais une nouvelle fleur s’est épanouie au bas du journal le National.—M. Rolle s’est livré à une comparaison entre la pâquerette et le camellia: «Tantôt, dit-il, le camellia l’emporte par son parfum enivrant, tantôt la pâquerette par son odeur innocente et champêtre.»