Voici la plaisanterie faite, et faite par moi, elle est indispensable.
Je me suis trouvé quelquefois embarrassé en ne voyant parmi les convives que des figures respectables, de vénérables cheveux blancs et des physionomies intelligentes. Eh bien, quelqu’un se dévouait.
Une seule fois, comme la formule sacramentelle se faisait attendre, comme la plaisanterie sur le chat n’arrivait pas, je fis comme il est d’usage au théâtre, quand un rôle ne peut être rempli à cause de l’absence ou de l’indisposition subite d’un acteur: quelqu’un lit le rôle.
Je me résignai à faire la facétie du chat avec une assez grande tristesse. Tout le monde rit beaucoup, et un magistrat me dit:
—Ah! monsieur, vous me l’avez volée, j’allais la dire.
Quand on vient à parler de magnétisme, on vous fait inévitablement la question que voici:
—Y croyez-vous?
Si vous êtes esprit fort, vous répondez:
—Ah! pour qui me prenez-vous?
Si, au contraire, vous avez pris dans le monde le rôle d’un poëte rêveur et intime, vous affirmez que vous avez une confiance aveugle dans le magnétisme.