Le lendemain arrive.
—Je ne partirai pas sans déjeuner.
—Je ne te le conseille pas.
—Qui ira chercher le déjeuner?
—Pas moi; je suis en pantoufles.
—Ni moi; je ne veux pas salir mes bottes avant de me mettre en route. Eugène, tu n’es guère complaisant.
—Et toi, tu n’es guère juste; c’est moi qui ai fait hier toutes les corvées. Aujourd’hui, c’est à ton tour.
—Écoute, prenons les fleurets; le premier touché ira chercher le déjeuner.
On prend les fleurets, on tire; Arthur est touché. Il est convenu que c’est lui qui ira chercher le déjeuner; mais, puisqu’on a tant fait que de décrocher les fleurets, les masques et les gants, on ne s’arrêtera pas à une première botte. On tire pendant une heure. On s’arrête essoufflé, exténué.
—Il faut faire chauffer de l’eau pour ma barbe.