Ne soun ko fábles e mansongos

Mais on peult telz songes songier

Mays oun peut tez sóungo soungiér

Que ne sont mye mensongier.

Ke ne soun myo mansoungiér.

Il place l’accent tonique de la façon la plus correcte. Il formule ainsi son précepte: «Règle unique. Les mots dans la langue française ont leur accent sur la dernière syllabe (masculine).» Ex.: honorablemént, paróy, cordelíer, ils áyment, ils aymérent, vous parlástez (parlâtes), cest ung terríble cás. Les enclitiques n’ont jamais l’accent. Il écrit sans division et ainsi accentués: souventesfóys, aulcunefóys, plusieursfóys, dixfóys, troysfóys, quattrefóys, entredeúx, paradventúre, à lencóntre, jusquadíx, jusquaumourír.

On voit par ces exemples combien l’ouvrage de Palsgrave est précieux pour nous faire connaître les véritables traditions de la prononciation du français, mieux conservées au commencement du seizième siècle qu’après le mouvement littéraire de la Renaissance.

Fr. Génin a donné, dans les Documents inédits pour servir à l’histoire de France, une bonne réimpression des ouvrages de Palsgrave et de du Guez.

Jacques Sylvius (Dubois). In linguam gallicam Isagωge. Parisiis, ex officina Roberti Stephani, 1531, in-4 de VIII ff. et 159 pp.

Voir l'[Errata] (Note de transcription).