Son AN.
an (annus) ean Jean
anc franc em empire
and quand emp exempte
ang rang emps temps
ham Ham empt exempt
han hanter en ennui
ans dans end il rend
ant tant ens sens
ants enfants ent dent
aen Caen han Rohan
aon Laon hen Henri
Son IN.
en rien in vin
ens biens inct instinct
ent il vient ingt vingt
ein sein ingts quatre-vingts
eing seing inq cinq
eint feint ins tu vins
aim faim int il prévint
ain vain ym lymphe
ainc il vainc yn lynx
aint saint eim Reims
ains bains ain craindre
im guimpe

Ce précieux ouvrage contient le germe de nombreuses améliorations des méthodes d’enseignement de la langue.

Le Précepteur, c’est-à-dire huit traités, savoir une grammaire francèse, une ortografe francèse, etc., 1750, in-4 (pp. 1-132).

L’auteur de ce livre destiné à l’instruction de la jeunesse se prononce pour l’orthographe conforme à la prononciation, et il conseille de s’avancer progressivement dans cette voie par des réformes partielles.

«Autrefois, dit-il (p. 33), la prononciation des mots et l’ortografe étoient conformes; la prononciation a changé, elle est devenuë plus douce et plus polie: l’ortografe est presque demeurée dans le même état; il faut donc l’ajuster à la prononciation peu à peu autant qu’il sera possible.»

Et plus loin (p. 55):

«On perfectionne tous les jours les sciences et les ars: pourquoi s’obstine-t-on à ne vouloir pas perfectionner l’ortografe francèse, qui est si nécessaire, si utile et si en usage? Tout le monde reçoit avidement toutes les modes nouvelles de s’abiller, de se meubler, de bâtir, d’agir, quoique mauvaises et embarassantes: pourquoi refuse-t-on de recevoir une nouvelle manière d’écrire plus raisonable et plus avantageuse que la vielle?»

Dans les Règles particulières de l’ortografe francèse, il s’attache au système proposé par Richelet, qu’il appelle le chef des réformateurs de l’ortografe, qui consulte plutôt la prononciation que l’étimologie.

A ce propos, il dit:

«Quant une coutume est mauvaise, pernicieuse, il faut la quitter, quoique cela soit difficile, parce que cette coutume est un abus; c’est là une maxime reçue de tous les omes.»