Il supprime les lettres doubles qu’on ne prononce pas; p. ex.: acabler, épé, aler, arèt.
Les consonnes finales muettes; p. ex.: blan, canar.
Il omet l’e devant l’a; p. ex.: bau, Jan, et o devant eu; p. ex.: euf, euvre.
Il retranche l’r final de tous les noms terminés en er et ier, sauf les verbes et les mots dont l’r final se lie au mot suivant commençant par une voyelle; p. ex.: charbonié, premier ome.
Il supprime à tort le s devant le c; p. ex.: acendant; il abandonne aussi le h étymologique et le trait d’union.
De Wailly. Principes généraux et particuliers de la langue française, avèc les moyéns de simplifier notre orthographe, des remarques sur les lètres, la prononciation, la prosodie, la ponctùation, l’orthographe et un abrégé de la versification française. Paris, 1754, in-12; 7e édit., ibid., J. Barbou, 1773, in-12 de 600 pp. (Souvent réimprimé.)—De l’Orthographe. Paris, 1771, in-12.—L’Orthographe des dames, ou l’orthographe fondée sur la bonne prononciation, démontrée la seule raisonnable, par une société de dames (sans nom d’auteur). Paris, Mérigot le jeune, 1782, in-12 de VIII et 360 pp.
Dans le petit traité anonyme de l’Orthographe des dames, de Wailly embrasse de la manière la plus nette toutes les parties de la réforme. Voici l’analyse de quelques-unes des critiques qu’il adresse à l’écriture de son temps.
«II. Dans un grand nombre de mots, dit-il, on double les consonnes contre l’étymologie et la prononciation.»
Ex. Candela, chandelle; (scala, échelle; (tutela, tutelle; (particula, parcelle; (crudelis, cruelle; (mortalis, mortelle; (donare, donner, donneur, s’adonner; (nominare, nommer, surnommer, dénommer; (butyrum, beurre; (batuere, battre.
Au contraire, à cause de l’étymologie, on écrit: égale d’(æqualis, capitale de (capitalis, vile de (vilis, subtile de (subtilis, puérile de (puerilis, crédule de (credulus, érysipèle d’(erysipelas, parallèle de (parallelus.