6o Les monosyllabes ces, des, les, mes, ses, tes porteraient l’accent aigu (sic) pour qu’on pût les distinguer de la dernière syllabe des mots actrices, mondes, mâles, victimes, chaises, dévotes.

On écrirait de même: bléd, cléf, pluriél, piéd.

7o Il propose l’accent grave dans les cas suivants: Ècbatane, pèctoral, hèptagone, cèrveau, èscroc, èspace, etc. Et de même: cèle, musète, anciène, qu’ils viènent.

Le même accent s’appliquerait aux mots èxact, èxécuter, èxorde, èxquis, etc.

8o L’accent circonflexe qui sert à allonger la syllabe dans prêtre, extrême, ne doit pas être reproduit dans les composés, prétrise, extrémité[190].

[190] Ce principe excellent devrait être observé dans tous les cas semblables. On écrit grêle, mais on devrait écrire grélon, etc. Ainsi le veut la prosodie française.

9o On devrait écrire àgnat, àgnation, àgnatique, ìgné, ìgnicole, ìgnition, cògnat, cògnation, stàgnation, stàgnant, en écrivant comme à l’ordinaire les mots agneau, cognée, ognon, rognure.

10o Il propose aussi d’employer l’accent grave dans les mots suivants: lingùal, le Gùide, le duc de Gùise, aigùiser, aigùille, aigùe, contigùe, éqùateur, liqùéfaction, éqùestre, quinqùagésime, pour distinguer le son spécial de gu et qu de celui qu’il a dans anguille, liquéfier. Il propose aussi argüér, ambiguïté, contiguïté.

L’auteur fait une excellente observation sur l’anomalie qui consiste à prononcer comme s et non comme z, ainsi que le voudrait la règle grammaticale, les mots désuétude, préséance, présupposer, monosyllabe. Il remédie à cette difficulté en écrivant déssuétude, présseance, préssupposer, monossillabe.

Il donne ensuite des préceptes pour l’emploi du tréma; la plupart n’ont pas prévalu.