Il n’en est pas de même dans la terminaison des mots faux, toux, houx, époux, pour lesquels il n’existe aucune raison étymologique de la présence de l’x, et où l’s seule apparaît dans les dérivés. Comment justifier l’intrusion de l’x dans la terminaison des adjectifs en eux, tels que précieux, généreux, etc., provenus pour la plupart de correspondants latins en osus?
La lettre S demande en terminant à l’Académie que puisque la docte Compagnie l’a déjà rétablie dans ses droits pour les mots rois et lois, clous, filous, fous, toutous, trous et verrous, elle lui fasse la même grâce pour les mots bijoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux et poux.
Elle réclamerait aussi sa place dans les pluriels des mots terminés en eux dérivés de latins en osus, ainsi que dans les quatre formes verbales, je peux, je veux, je vaux, je faux.
La prononciation, en vers comme en prose, n’a rien à perdre à ces corrections. L’étymologie et l’analogie y recouvreront leurs droits, et la grammaire, affranchie d’exceptions, y gagnera par la simplification et la généralisation de ses règles.
Il y a, comme on voit, d’excellentes idées dans ce petit travail, et une analyse de ce genre pourrait être accomplie fructueusement pour chacune des lettres de l’alphabet latin.
Solvique et phonique, c’est-à-dire: le mécanisme de la parole dévoilé et écriture universelle au moyen de quarante-huit phonins ou lettres, qui, à l’aide de quelques signes, accens et marques, désignent tous les sons de la parole avec leurs qualités prosodiques; précédées d’une esquisse de l’histoire de l’écriture, et suivies d’une méthode de noter la déclamation, moyennant douze chiffres duodécimaux, qui se trouvent également appliqués à l’arithmétique, ainsi qu’à un système de poids et mesures. Par Ch.-L. B. D. M. G. Paris, Firmin Didot, octobre 1829, in-12, de VIII et 172 pp., plus 1 f. de modèle et un tableau.
C’est une réforme complète de l’écriture, établie sur une étude minutieuse du fonctionnement des organes de la parole. L’auteur a inventé de nouveaux signes qui diffèrent totalement des lettres de l’alphabet.
Marle. Dans le Journal de la langue française, didactique et littéraire, années 1827-1829, 4 vol. in-8. (Orthographe. Plan de réforme.)—Appel aux Français.—Réforme orthographique. Quatrième édition. Paris, I. Corréard jeune, 1829, in-32, de 144 pp., plus 2 tableaux. (A la fin on trouve: Réponse de M. Marle à la lettre de M. Andrieux, de 11 pp.)
«La langue française, dit M. Marle, a vingt-deux sons et treize articulations; pour représenter ce petit nombre de sons et d’articulations, on fait usage de CINQ CENT QUARANTE SIGNES (ils sont rangés dans le tableau ci-dessous), c’est-à-dire que nous employons cinq cents caractères de plus que n’en exigent le besoin de la langue, la raison, le bon sens; c’est-à-dire que nous consumons dans l’étude DOUZE FOIS PLUS DE TEMPS qu’il n’en faut.
«L’enfant qui doit retenir cinq cent quarante signes différents avant de savoir lire et orthographier n’en aura plus que quarante à apprendre pour arriver à la même connaissance. Ainsi, au lieu d’employer douze mois, je suppose, il ne lui en faudra qu’un seul pour apprendre à lire.»