[ [150] Je vous remercie du Catéchisme des souverains, production que je n'attendais pas de la plume de M. le landgrave de Hesse. Vous me faites trop d'honneur de m'attribuer son éducation. S'il était sorti de mon école, il ne se serait point fait catholique, et il n'aurait pas vendu ses sujets aux Anglais, comme on vend du vil bétail pour le faire égorger. Ce dernier trait ne s'assimile point avec le caractère d'un prince, qui s'érige en précepteur des souverains. La passion d'un intérêt sordide est l'unique cause de cette indigne démarche. Je plains ces pauvres Hessois, qui termineront aussi malheureusement qu'inutilement leur carrière en Amérique.
(Lettre de Frédéric-le-Grand à Voltaire, 18 juin 1776.)
(N. de l'Aut.)
[ [151] Cette lettre, vraie ou, supposée est datée de Rome, le 18 février 1777.
[ [152] Tone's Mémoirs…
They vowed not to leave one English man in their country.
(Leland)
[ [153] «Right or wrong, success to the French!… they are fighting our battles, and if they fail, adieu to liberty in Ireland for one century.» (Que les Français aient raison ou tort, puissent-ils réussir!… ils défendent notre cause, et s'ils échouent, nous pourrons désespérer de la liberté, en Irlande, pour un siècle.)
«La révolution française agita l'Irlande opprimée; je me souviens d'un banquet donné en 1792, en l'honneur de ce grand événement, où me conduisit mon père, et où j'étais assis sur les genoux du président, quand on porta ce toast: Puisse la brise de France faire verdoyer notre chêne d'Irlande.»
(Thomas Moore.)