[ [148] La Prusse, votre amie, et l'Angleterre, votre amie, ont bu l'autre jour à la France la santé de Waterloo. Enfants, enfants, je vous le dis: montez sur une montagne, pourvu qu'elle soit assez haute; regardez aux quatre vents, vous ne verrez qu'ennemis; tâchez donc de vous entendre. La paix perpétuelle que quelques-uns vous promettent (pendant que les arsenaux fument!… voyez cette noire fumée sur Cronstadt et sur Portsmouth…) essayons, cette paix, de la commencer entre nous… Français, de toute condition, de toute classe, et de tout parti, retenez bien une chose, vous n'avez sur cette terre qu'un ami sûr, c'est la France. Vous aurez toujours par-devant la coalition, toujours subsistante, des aristocraties, un crime d'avoir, il y a cinquante ans, voulu délivrer le monde. Ils ne l'ont pas pardonné, et ne le pardonneront pas. Vous êtes toujours leur danger. Vous pouvez vous distinguer entre vous par différents noms de partis. Mais, vous êtes, comme Français, condamnés d'ensemble. Par-devant l'Europe, la France, sachez-le, n'aura jamais qu'un seul nom, inexpiable, qui est son vrai nom éternel… la Révolution.

(M. Michelet, Le Peuple).

On a dit avec raison, (nous le croyons du moins) «qu'après la révolution de juillet, la France avait pour alliés, tous les peuples, et pour ennemis tous les princes. Les démocrates, qui repoussent avec le plus d'énergie l'alliance Anglaise, distinguent soigneusement, dans leur animadversion, le gouvernement britannique et le peuple anglais. Les Espagnols fraternisent avec nous: ils aiment peu notre gouvernement.

(Voyez le Dict. Politique au mot Alliance.)

[ [149] Plus les Francs furent sûrs des Romains… moins ils les ménagèrent.

(Montesquieu, Esprit des lois.)

The union between England and Ireland is but a parchment mockery: (l'union de l'Angleterre et de l'Irlande est une moquerie)…

(Daniel O'Connell).

Lord Byron a comparé l'union de l'Irlande et de l'Angleterre, à celle du requin et de sa proie: l'un dévore l'autre… et cela fait une union…

(N. de l'Aut.)