Tite-Live, liv. IV.

Les nombreuses notes qui se trouvent dans ce chapitre sont destinées à ceux qui cherchent la raison des choses…

(N. de l'Aut.)

LES PLEIADES.

Ce que vous venez de me dire m'a mis la puce à l'oreille, et je ne mangerai morceau qui me profite avant d'être informé de tout exactement.

(Don Quichotte.)

Le ciel est-il moins clair, la foudre gronde-t-elle?

Circule-t-il partout une transe mortelle?

Voit-on dans la nature un signe inusité,

Funeste avant-coureur d'une calamité?

Un sanglant météore un sinistre interprète?

Non, partout la paix règne, et la terre et le ciel

Obéissent tous deux à leur cours naturel.

(La Rose de Smyrne, poème par M. Alfred Mercier, Américain.)

Sois brave comme tu le dois puisque tu es Spartiate.

CHAPITRE VII.

Le bivouac présentait une scène qui ne pouvait être contemplée avec indifférence que par ceux des pionniers qui étaient habitués à la vie des frontières. L'immense forêt qui les entourait, bornait l'horizon aux limites étroites de la vallée; il y avait dans la situation solitaire du camp, dans les ténèbres de la nuit, des raisons assez plausibles pour éveiller des craintes chez ceux des voyageurs qui se trouvaient dans ces pays pour la première fois; ils jetaient de temps en temps un regard de méfiance sur cette scène sombre et silencieuse. La lune parut enfin au-dessus des montagnes; alors mille formes étranges et nouvelles se présentèrent à leurs yeux; ce n'était plus les illusions de l'optique, ni cette variété d'objets bien connus qu'éclairait le soleil pendant le jour, mais des illusions plus singulières et plus bizarres. Chacun frappé de la beauté des choses que lui peignait son imagination, blâmait son voisin de ce qu'il croyait en voir de différentes. Quel champ, en effet, que ce vague de l'obscurité, environnés, comme l'étaient nos pionniers, de forêts et de montagnes, que le voile de la nuit semblait avoir rapprochées d'eux. Il était bien tard, qu'ils contemplaient encore la majesté de la nature.

—Il faut en convenir, colonel Boon,—dit le capitaine Bonvouloir un peu inquiet;—oui, il faut en convenir, les sauvages de vos contrées sont plus redoutables que les corsaires de l'Océan. La sanglante coutume de dévorer leurs prisonniers existe-t-elle encore parmi eux?