Note 577: Idem, ibid.

Note 578: Εΐναι φίλους μέν τοϊς φίλοις, πολεμίους δέ τοϊς ού φιλοϋσι.
Memn. ap. Phot. c. 20.

Note 579: Ευμμαχεϊν δέ καί Βυζαντίοις, εϊ που δεήσοι, καί Τιανοϊς δέ,
καί Ήρακλεώταις, καί Καλχηδονίοις καί Κιερανοϊς, καί τισιν έτέροις
έθνών άρχουσι. Idem, loc. cit.

Cette dernière clause avait été insérée dans le traité, sur la demande des républiques grecques à la ligue desquelles Byzance s'était réunie. Léonor accepta tout, et ses troupes furent transportées par-delà le détroit[580].

Note 580: Tit. Liv. l. XXXVIII, c. 16.—Strab. l. XII, p. 567.

Son départ laissa Comontor maître de presque toute la Thrace; ce chef s'établit au pied du mont Hémus, dans la ville de Thyle dont il fit le siège de son royaume. Pour se soustraire à ses brigandages, les villes indépendantes continuèrent à lui payer tribut comme à Léonor et à Luther; Byzance même, malgré la convention qui devait la garantir contre les attaques des Gaulois, fut imposée à une rançon plus forte qu'auparavant[581]. Cette rançon annuelle s'éleva successivement de trois ou quatre mille pièces d'or[582] à cinq mille, à dix mille, et enfin, sous les successeurs de Comontor, à l'énorme somme de quatre-vingt talens[583]. Les Gaulois tyrannisèrent ainsi la Thrace pendant plus d'un siècle; ils furent enfin exterminés par un soulèvement général de la population.

Note 581: Polyb. l. IV, p. 313.

Note 582: Memnon. ap. Phot. c. 20.

Note 583: Polyb. l. IV, p. 313.—440,000 francs.

Aussitôt que Léonor fut débarqué en Asie, il se réconcilia avec Luther, et le fit entrer, comme lui, à la solde de Nicomède[584]: leurs bandes réunies eurent bientôt mis la fortune du côté de ce prétendant. Zibæas vaincu s'expatria; mais Antiochus voulut poursuivre la guerre pour son propre compte; il attaqua la Bithynie par terre, et, par mer, les républiques du Bosphore; de part et d'autre, il échoua, et c'est aux services des Gaulois que les historiens attribuent le salut de Chalcédoine et des autres petits états démocratiques. «L'introduction de ces barbares en Asie, disent-ils, fut avantageuse, sous quelques rapports, aux peuples de ce pays. Les rois successeurs d'Alexandre s'épuisaient en efforts pour anéantir le peu qu'il restait d'états libres, les Gaulois s'en montrèrent les protecteurs; ils repoussèrent les rois, et raffermirent les intérêts démocratiques[585].» Cet événement que l'histoire proclame heureux pour l'Asie, il ne faut point se trop hâter d'en faire honneur aux affections ou au discernement politique des Gaulois; la suite prouve assez que ces considérations morales n'y tenaient aucune place. Car Nicomède, à quelque temps de là, s'étant brouillé avec les citoyens d'Héraclée, les Gaulois s'emparèrent de cette ville par surprise, et offrirent de la livrer au roi, à condition qu'il leur abandonnerait toutes les propriétés transportables[586]. Ce traité de brigands eut lieu, et vraisemblablement la population héracléote comptait au nombre des biens meubles que les Gaulois s'étaient réservés.