Note 584: Coëunt deindè in unum rursùs Galli, et auxilia Nicomedi dant. Tit. Liv. l. XXXVIII, c. 16.
Note 585: Αϋτη τοίνυν τών Γαλατών ή έπί τήν Άσίαν διάβασις, κατ΄ άρχάς μέν έπί κακώ τών οίκητόρων προελθεων ένομίσθη· τό δέ τέλος έδειξεν άποκριθέν πρός τό σύμφερον. Τών γάρ Βασιλέων τήν τών πόλεων δημοκρατίαν άφελεϊν σπουδαζόντων, αύτοί μάλλον αύτήν έβεβαίουν, άντικαθιστάμενοι τοίς έπιτιθεμένοις. Memnon. ap. Photium. c. 20.
Note 586: Memn. ap. Phot. c. 20.
Tant de grands services méritaient une grande récompense; le roi bithynien concéda aux Gaulois des terres considérables sur la frontière méridionale de ses états[587]. Sa générosité pourtant n'était pas tout-à-fait exempte de calcul; il espérait, par là, donner à son royaume une population forte et belliqueuse, du côté où il était le plus vulnérable, et élever en quelque sorte une barrière qui le garantirait des attaques de ses voisins de Pergame, de Syrie et d'Égypte. Mais Nicomède n'avait pas bien réfléchi au caractère de ses nouveaux colons, en les plaçant si près des riches campagnes arrosées par le Méandre et l'Hermus, si près de ces villes de l'Éolide et de l'Ionie, merveilles de la civilisation antique, où le génie des Hellènes se mariait à toute la délicatesse de l'Asie. Aussi, à peine furent-ils arrivés dans leurs concessions qu'ils commencèrent à piller, et bientôt à envahir le littoral de la Troade. L'organisation des bandes gauloises n'était plus la même alors qu'à l'époque de leur passage en Bithynie; Léonor et Luther étaient morts, ou avaient été dépouillés du commandement; et leurs armées, fondues ensemble et augmentées de renforts tirés de la Thrace, s'étaient formées en trois hordes sous les noms de Tectosages, Tolistoboïes et Trocmes[588]. Pour éviter tout conflit et tout sujet de querelle dans la conquête qu'elles méditaient, ces trois hordes, avant de quitter la frontière bithynienne, distribuèrent l'Asie mineure en trois lots qu'elles se partagèrent à l'amiable[589]; les Trocmes eurent l'Hellespont et la Troade, les Tolistoboïes l'Éolide et l'Ionie, et la contrée méditerranée, qui s'étendait à l'occident du mont Taurus, entre la Bithynie et les eaux de Rhodes et de Chypre, appartint aux Tectosages[590]. Tous alors se mirent en mouvement, et la conquête fut bientôt achevée. Une horde gauloise établit sa place d'armes sur les ruines de l'ancienne Troie[591]; et les chariots amenés de Tolosa «stationnèrent dans les plaines qu'arrose le Caystre[592].»
Note 587: Regnum diviserunt. Justin. l. XXV, c. 2.
Note 588: Trocmi (Tit. Liv. passim.—Strab. l. XII); Trogmi
(Memn. ap. Phot. c. 20); Trogmeni (Steph. Byzant.). Au rapport de
Strabon (l. XII, p. 568) la horde des Trocmes tenait son nom du chef
qui la commandait.
Note 589: Cùm très essent gentes, in tres partes diviserunt.
Tit. Liv. l. XXXVIII, c. 16.
Note 590: Trocmis Hellesponti ora data, Tolistobogii Æolida atque
Ioniam, Tectosagi mediterranea Asæ sortiti sunt, et stipendium totâ
cis Taurum Asiâ exigebant. Idem, ibid.
Note 591: Είς τήν πόλιν Ίλιον… Strabon. l. XIII, p. 591.
Note 592: …έν λειμώνι Καϋστρίώ έσταν άμαξαι. Callimach. Hymn. ad
Dian. v. 257.