Note 741: Quia vi subactos Hispanos fama erat, metus servitutis ad arma consternati, Ruscinonem aliquot populi conveniunt. Tit. Liv. l. XXI, c. 24.

Note 742: Illi-Berri signifiait en langue ibérienne Ville-Neuve.

Note 743: Hospitem se Galliæ non hostem advenisse: nec stricturum
antè gladium, si per Gallos liceat, quàm in Italiam venisset.
Tit. Liv. 1. XXI, c. 24.

Note 744: Κελών μέν έγκαλούντων Καρχηδονίοις, τούς έν Ίβηρία
Καρχηδονίων έπάρχους καί στρατηγούς είναι δικαστάς άν δέ Καρχηδόνιοι
Κελτοϊς έγκαλώσι τάς Κελτών γυναϊκας.
Plutarq. de virtut. mulier, p. 246.

Note 745: Αί γυναϊκες έν μέσψ τών όπλων γενόμεναι, καί παραλαβοΰσαι τά νείκη διήτησαν οϋτως άμέμπτως καί δίέκριναν, ώστε… Plutarch. de virtut. mulier. loco. citat.—Polyæn. l. VII, c. 50.

Note 746: T. II, part. 2.

De Ruscinon, les troupes puniques se dirigèrent vers le Rhône, à travers le pays des Volkes, qu'elles trouvèrent presque désert, parce qu'à leur approche ces deux nations s'étaient retirées au-delà du fleuve où elles avaient formé un camp défendu par son lit. Lorsque Annibal arriva, il aperçut une multitude d'hommes armés, cavaliers et fantassins, qui garnissaient la rive opposée. Sa conduite fut la même qu'à Ruscinon. Il commença par rassurer ceux des Volkes qui étaient restés à l'occident du Rhône, en maintenant dans son armée une discipline sévère; il fit ensuite publier parmi les indigènes qu'il achèterait tous les navires de transport que ceux-ci voudraient lui céder; et comme les nations riveraines du Rhône faisaient toutes le commerce maritime[747], soit avec les colonies massaliotes, soit avec la côte ligurienne et espagnole, et que d'ailleurs Annibal payait largement, nombre de grands bateaux lui furent amenés; il y joignit les batelets qui servaient à la communication des deux rives. De plus, les Gaulois, donnant l'exemple aux soldats carthaginois, construisirent sous leurs yeux, à la manière du pays, des canots d'un seul tronc d'arbre creusé dans sa longueur; et toute l'armée s'étant mise à l'ouvrage, au bout de deux jours la flotte fut prête[748].

Note 747: Διά τό ταϊς έκ τής θαλάττης έμπορείαις πολλούς χρήσθαι τών παροικούντων τόν Ρ΄οδανόν. Polyb. l. III, p. 195.

Note 748: Tit. Liv. l. XXI, c. 26.

Restait l'opposition des troupes Volkes, qui, maîtresses du bord opposé, pouvaient empêcher le débarquement, ou du moins le gêner beaucoup. Annibal, durant ces deux jours n'était pas resté oisif, il avait fait amener devant lui des gens du pays, et de toutes les informations recueillies touchant les gués du fleuve, il avait conclu qu'à vingt-cinq milles au-dessus du lieu où il se trouvait[749] (il était à quatre journées de la mer[750]), le Rhône, se divisant pour former une petite île et perdant de sa profondeur et de sa rapidité, pouvait être traversé avec moins de danger. Il envoya donc, à la première veille de la nuit, Hannon, fils de Bomilcar, avec une partie des troupes, effectuer dans cet endroit le passage le plus secrètement possible, lui donnant l'ordre d'assaillir à l'improviste les campemens des Volkes, dès que l'armée commencerait son débarquement. Hannon partit; conduit par des guides Gaulois, il arriva le lendemain au lieu indiqué, et fit abattre en toute diligence du bois pour construire des radeaux; mais les Espagnols, sans tous ces apprêts, jetant leurs habits sur des outres et se mettant eux-mêmes sur leurs boucliers, traversèrent d'un bord à l'autre[751]; le reste des troupes et les chevaux passèrent au moyen de trains grossièrement fabriqués. Après vingt-quatre heures de halte, Hannon se remit en marche, et par des signaux de feu informa Annibal qu'il avait effectué le passage et qu'il n'était plus qu'à une petite distance des Volkes. C'est ce qu'attendait le général carthaginois pour commencer l'embarquement. L'infanterie avait déjà ses barques toutes prêtes et convenablement rangées; les gros bateaux étaient pour les cavaliers, qui presque tous conduisaient près d'eux leurs chevaux à la nage; et cette file de navires, placés au-dessus du courant, en rompait la première impétuosité, et rendait la traversée plus facile aux petits esquifs[752]. Outre les chevaux qui passaient à la nage (c'était le plus grand nombre), et que du haut de la poupe on conduisait par la bride, d'autres avaient été placés à bord tout enharnachés, afin de pouvoir être montés aussitôt le débarquement[753]. Jusqu'à ce que l'affaire eût été décidée, Annibal laissa ses éléphans sur la rive droite.