Note 749: Indè millia quinque et viginti fermè. Idem, c. 27.
Note 750: Polyb. l. III, p. 195.—Un peu au-dessus d'Avignon.
Note 751: Hispani, sine ullâ mole, in utres vestimentis conjectis,
ipsi cetris suppositis incubantes, flumen transnataverunt.
T. L. l. XXI, c. 2.—Ce passage eut lieu un peu au-dessus de
Roquemaure.
Note 752: Tranquillitatem infrà trajicientibus lentribus præbebat.
Tit. Liv. l. XXI, c. 27.—Polyb. l. III, p. 196.
Note 753: Equorum pars magna nantes locis à puppibus trahebantur; præter eos, quos instratos frenatosque, ut extemplò egresso in ripam equiti usui essent, imposuerant in naves. Tit. Liv. ibid.
A la vue des premières barques, les Volkes entonnèrent le chant de guerre, et se rangèrent en file le long de la rive gauche, brandissant leurs armes et agitant leurs boucliers sur leur têtes[754]; puis des décharges de flèches et de traits partirent et continuèrent sans interruption, de leurs rangs sur la flotte ennemie. Dans l'incertitude de l'événement, une égale frayeur saisit les deux armées; d'un côté, les hurlemens des Gaulois et leurs traits dont le ciel était obscurci; de l'autre, ces barques innombrables chargées d'hommes, de chevaux et d'armes; le hennissement des coursiers, les clameurs des hommes qui luttaient contre le courant, ou s'exhortaient mutuellement; le bruit du fleuve qui se brisait entre tant de navires, tout ce tumulte, tout ce spectacle, agissaient avec la même force et en sens inverse sur une rive et sur l'autre[755]. Mais tout-à-coup de grands cris se font entendre, et des flammes s'élèvent derrière l'armée des Volkes; c'était Hannon qui venait de prendre et d'incendier leur camp. Alors les Gaulois se divisent; les uns courent au camp où se trouvent leurs femmes; les autres font face à Hannon; tandis que les Carthaginois d'Annibal débarquent sans trop de péril, et à mesure qu'ils débarquent se forment en bataille sur le rivage. Le combat n'était plus égal, et les Volkes assaillis de toutes parts se dispersent dans les bourgades voisines. Annibal acheva à son aise le débarquement du reste de l'armée et celui de ses éléphans, et passa la nuit sur la rive gauche du fleuve[756].
Note 754: Galli occursant in ripam cum variis ululatibus, cantuque moris sui, quatientes scuta suprà capita, vibrantesque dextris tela. Idem, c. 28.
Note 755: Tit. Liv. loc. citât.—Polyb. l. III, p. 197.
Note 756: Polyb. l. III, p. 197.—Tit. Liv. l. XXI, c. 28.
Le lendemain, ayant été informé que la flotte romaine, forte de soixante vaisseaux longs, avait abordé à Massalie, et que le consul P. Cornélius Scipion était déjà campé près de l'embouchure du Rhône, il fit partir dans cette direction cinq cents éclaireurs numides. Le hasard voulut que ce jour-là même, tandis que l'armée romaine se remettait des fatigues de la traversée, le consul envoyât dans la direction contraire une reconnaissance de trois cents cavaliers. Les deux corps ne furent pas long-temps sans se rencontrer; l'engagement fut vif, et les Romains perdirent d'abord cent soixante hommes, mais ils reprirent l'avantage et firent tourner bride aux Numides, qui laissèrent sur la place deux cents des leurs[757]. L'issue de ce combat jeta de l'hésitation dans l'esprit d'Annibal; il resta quelque temps indécis s'il poursuivrait sa marche vers l'Italie ou s'il irait chercher d'abord cette armée romaine pour qui la fortune paraissait se déclarer. Une députation de la Gaule Cisalpine, arrivée à propos dans son camp, et conduite par Magal, chef ou roi des Boïes, le raffermit dans son premier projet. Ces députés venaient lui servir de guides; et ils prirent au nom de leurs compatriotes l'engagement formel de partager toutes les chances de son entreprise[758]. Il se décida donc à marcher sans plus de retard droit aux Alpes; afin d'éviter la rencontre de l'armée romaine, il prit un détour et se dirigea immédiatement vers le cours supérieur du Rhône.