Note 819: Tit. Liv. ub. supr.
Note 820: Τό τρίτον τής στρατιάς, Κελτοί καί Λίγυες. App. Bell. pun.
p. 22.
Note 821: Galli proprio atque insito in Romanos odio incenduntur.
Tit. Liv. l. XXX, c. 33.
CHAPITRE IX.
DERNIERES GUERRES DES GAULOIS CISALPINS. Mouvement national de toutes les tribus circumpadanes; conduites par le Carthaginois Amilcar, elles brûlent Placentia; elles sont défaites.—La guerre se continue avec des succès divers.—Trahison des Cénomans; désastre de l'armée transpadane.—Nouveaux efforts de la nation boïenne; elle est vaincue.—Cruauté du consul Quintius Flamininus.—Les débris de la nation boïenne se retirent sur les bords du Danube.—Brigandages des Romains dans les Alpes, et ambassade du roi Cincibil.—Des émigrés transalpins veulent s'établir dans la Vénétie; ils sont chassés.—La république romaine déclare que l'Italie est fermée aux Gaulois.
201-170.
ANNEE 201 avant J.-C.
Magon, en partant pour l'Afrique, avait laissé dans la Cispadane un de ses officiers, nommé Amilcar, guerrier expérimenté, qui s'était attiré la confiance et l'amitié des Gaulois durant les dernières expéditions carthaginoises[822]. Reçu par eux comme un frère, et admis dans leurs conseils, Amilcar les aidait des lumières de son expérience. Il les encourageait chaudement à ne point déposer les armes, soit qu'il s'attendît à voir bientôt les hostilités se rallumer entre Rome et Carthage, et qu'il eût mission de tenir les Gaulois en haleine, soit plutôt qu'il n'envisageât que l'intérêt du pays où il trouvait l'hospitalité, et que, ennemi implacable de Rome, il préférât une vie dure et agitée parmi des ennemis de Rome à la paix déshonorante que sa patrie venait de subir. A peine le sénat avait-il été débarrassé de la guerre punique, qu'il s'était hâté de renouer ses intrigues auprès des nations cisalpines, surtout auprès des Cénomans; déjà il était parvenu à détacher de la confédération quelques tribus liguriennes[823]. Mais la prudence et l'activité d'Amilcar déjouèrent ces menées; il pressa les Gaulois de recommencer la guerre avant que ces défections les eussent affaiblis, et entraîna même la jeunesse cénomane à prendre les armes malgré ses chefs. La république alarmée sollicita son extradition, les Gaulois la refusèrent. Elle s'adressa avec menace au sénat de Carthage; mais le sénat de Carthage protesta qu'Amilcar n'était point son agent, qu'il n'était même plus son sujet; et il fallut que Rome se contentât de ces raisons bonnes ou mauvaises. Quant aux Cisalpins, elle fit contre eux de grands préparatifs d'armes[824].
Note 822: De Asdrubalis exercitu substiterat.
Tit. Liv. l. XXXI, c. 2.
Note 823: Cum Ingaunis, Liguribus fœdus ictum.
Tit. Liv. l. XXXI c. 2.