Note 830: Galli clamore suorum ex agris revocati, omissâ prædâ, quæ in manibus erat, castra repetivêre; et postero die in aciem progressi: nec Romanus moram pugnandi fecit. Tit. Liv. lib. XXXI, c. 21.

Note 831: Cæsa et capta suprà quinque et triginta millia, cum signis militaribus octoginta, carpentis gallicis, multâ prædâ oneratis, plus ducentis. Tit. Liv. l. XXXI, c. 21.

Note 832: Amilcar, dux Pœnus, eo prælio cecidit et tres imperatores
nobiles Gallorum. Tit. Liv. l. XXXI, c. 21.
—Paul. Oros. l. IV, c. 20.

Note 833: La livre romaine équivalait à 10 onces 5 gros 40 grains
métr.

ANNEES 199 à 197 avant J.-C.

Mais la joie des Romains fut de courte durée. L'année suivante, le préteur Cn. Bæbius Tamphilus, étant entré témérairement sur le territoire insubrien, tomba dans une embuscade où il perdit six mille six cents hommes; ce qui le força d'évacuer aussitôt le pays[834]. Pendant le cours de l'année 198, le consul qui le remplaça se borna à faire rentrer dans leurs foyers les habitans de Placentia et de Crémone que les malheurs de la guerre avaient dispersés[835].

Note 834: Propè cum toto exercitu circumventus, suprà sex millia et sexcentos milites amisit. Tit. Liv. l. XXXII, c. 7.

Note 835: Tit. Liv. l. XXXII, c. 25.

Cependant le sénat romain se préparait à frapper dans la Gaule des coups décisifs. Au printemps de l'année 197, il ordonna aux consuls, C. Cornélius Céthégus et Q. Minucius Rufus, de marcher tous deux en même temps vers le Pô. Le premier se dirigea droit sur l'Insubrie, où des troupes boïennes, insubriennes et cénomanes, se réunissaient de nouveau; Minucius, longeant la Méditerranée, commença ses opérations par la Ligurie cispadane, qu'en peu de temps il parvint à subjuguer, ou du moins à détacher de l'alliance des Gaulois, tout entière, à l'exception de la tribu des Ilvates; il soumit, dit-on, quinze villes dont la population se montait en masse à vingt mille ames[836]. De la Ligurie, le consul conduisit ses légions sur les terres boïennes. Céthégus, retranché dans une position avantageuse, sur la rive gauche du Pô, attendait, pour risquer le combat, que son collègue, par une diversion sur la rive droite, obligeât les confédérés à partager leurs forces. En effet, dès que la nouvelle se répandit dans la Transpadane que le pays des Boïes était à feu et à sang, l'armée boïenne demanda à grands cris que les troupes coalisées l'aidassent d'abord à délivrer son territoire; les Insubres, de leur côté, soutinrent la même prétention: «Nous serions fous, répondirent-ils aux Boïes, d'abandonner nos propres terres au pillage, pour aller défendre les vôtres[837].» Mécontentes l'une de l'autre, les deux armées se séparèrent; les Boïes repassèrent le Pô; les Insubres, réunis aux Cénomans, allèrent prendre position dans le pays de ces derniers, sur la rive droite du Mincio; le consul, les suivant de loin, vint adosser son camp au même fleuve, environ cinq mille pas au-dessous du leur.

Note 836: XV oppida, hominum XX. M. dicebantur quæ se dediderant.
Tit. Liv. l. XXXII, c. 29.