Note 923: Lapis nigellus, muliebris oris. Prudent. hymn. X, de coron.
—Tit. Liv. l. IX.

Note 924: Ovid. Fast. l. IV, V. 316.

Note 925: Strab. l. XII, p. 567.

Note 926: Οί δ΄ϊερεϊς όὸ παλαιόν μέν δυνάσται τινές ήσαν, ίερωσύνην καρπούμενοι μεγάλην. Strab. l. XII, loc. cit.

Ce fut la déesse de Pessinunte qui mit en rapport, pour la première fois, les Gaulois asiatiques et les Romains. Durant la seconde guerre punique, au plus fort des désastres de Rome, les prêtres préposés à la garde des livres Sibyllins, en feuilletant ces vieux oracles pour y trouver l'explication de certains prodiges, lurent que si jamais un ennemi étranger envahissait l'Italie, il fallait transporter de Pessinunte à Rome la statue de la mère des dieux, et qu'alors la République serait sauvée[927]. Le sénat s'empressa de prendre des informations, et sur la déesse, et sur les moyens de l'attirer en Italie; pour toutes ces choses il s'adressa au roi de Pergame, qui, depuis plusieurs années, était en relation d'amitié avec lui. Le roi de Pergame était ce même Attale qui avait chassé les hordes gauloises du littoral de la mer Égée. Une ambassade de cinq personnages distingués se rendit en grande pompe auprès de lui, sur cinq galères à cinq rangs de rames. Attale les reçut dans sa ville, avec tout l'empressement d'un ami dévoué; de Pergame, il les conduisit à Pessinunte, où il obtint pour eux la propriété de la pierre noire qui représentait Agdistis[928]. Quoique l'histoire n'énonce pas à quelles conditions les Tolistoboïes se dessaisirent de leur grande déesse, on peut croire qu'ils la firent payer chèrement; mais cette aventure établit entre les prêtres phrygiens et les Romains des rapports dont les Gaulois ne tardèrent pas à sentir la conséquence.

Note 927: Quandocunque hostis alienigena, terræ Italiæ bellum
intulisset, eum pelli Italiâ vincique posse, si mater Idæa Pessinunte
Romam advecta esset. Tit. Liv. l. IX, c.

Note 928: Is legatos comiter acceptos Pessinuntem in Phrygiam deduxit; sacrumque eis lapidem quem matrem deûm incolæ esse dicebant, tradidit. Tit. Liv. l. IX.

Après le partage de la Phrygie et leur organisation comme conquérans sédentaires, les Gaulois s'étaient relevés promptement des pertes qu'Attale leur avait fait éprouver, et ils avaient repris sur l'Asie mineure leur ancien ascendant. Ils soutinrent plusieurs guerres contre l'empire de Syrie, et presque toujours avec bonheur; deux rois syriens périrent de leur main[929]. Réconciliés même avec le roi de Pergame, ils lui fournirent des bandes stipendiées au moyen desquelles ce prince ambitieux étendit sa domination sur toute la côte de la mer Égée et de la Propontide, et subjugua en outre plusieurs provinces syriennes. Il faut avouer aussi que plus d'une fois ces auxiliaires lui causèrent de terribles embarras. Dans une de ses guerres contre la Syrie, Attale avait loué des Tectosages qui, d'après la coutume de leur nation, s'étaient fait suivre par leurs femmes et leurs enfans[930]. Déjà l'armée pergaméenne, après une route longue et pénible, était sur le point de livrer bataille, lorsque, effrayés par une éclipse de lune, les Galates refusèrent obstinément de marcher plus avant[931]; il fallut qu'Attale leur obéît et retournât sur ses pas. Craignant même de les mécontenter en les licenciant, il leur abandonna quelques terres sur le bord de l'Hellespont. Mais les Tectosages, placés dans une contrée enlevée naguère à leurs frères, crurent pouvoir s'y conduire en maîtres: ils assaillirent des villes, ravagèrent les campagnes et imposèrent des tributs. Leurs compatriotes ainsi qu'une multitude de vagabonds et de bandits accoururent se joindre à eux, et grossirent tellement leur nombre qu'il fallut deux ans et le secours du roi de Bithynie pour mettre fin à cette nouvelle occupation[932].

Note 929: Polyb. l. IV, p. 315.—Plin. l. VIII, c. 42.—Ælian. de
animal. l. VI, c. 44.

Note 930: Ποιούμενοι τήν στρατείαν μετά γυναικαν καί τέκνων, γπομένων
αύτοως τούτων έν ταϊς άμάξαις. Polyb. l. V, p. 420.