Note 64: Καί οί Ίάποδες δέ τοϋτο ήδη έπίμιχτον Ίλυριοϊς καί Κελτοϊς
έθνος. Strab. l. VII; l. IV, p. 313.—Steph. Byz. vº Ϊάποδες.
Note 65: V. ci-dessous, t. I, Année 279 avant J.-C. t. II, Année 114
avant J.-C.
On trouvait en outre en-deçà du Danube les Boïes du Norique, ancêtres des Bavarois; ils n'avaient rien de commun avec les colonies galliques; on sait qu'ils venaient de l'Italie cispadane, et étaient un malheureux reste des Boïes-Kimbri accablés et chassés par les armes des Romains[66].
Note 66: V. ci-dessous, t. I, Année 190 avant J.-C.
Seconde branche.
Des témoignages historiques qui remontent aux temps d'Alexandre-le-Grand attestent l'existence d'un peuple appelé Kimmerii ou Kimbri sur les bords de l'océan septentrional dans la presqu'île qui porta plus tard la dénomination de Jutland. Et d'abord les critiques reconnaissent l'identité des noms Kimmerii et Kimbri, conformes l'un et l'autre au génie différent des langues grecque et latine. «Les Grecs, dit Strabon d'après Posidonius, appelaient Kimmerii ceux que maintenant on nomme Kimbri[67].» Plutarque ajoute que ce changement n'a rien qui surprenne[68]; Diodore de Sicile l'attribue au temps[69], et adopte sur ce point l'opinion générale des érudits grecs.
Note 67: Κιμερίους τούς Κίμβρους όνομασάντων τών Έλήνων. Strab. l.
VIII, p. 203.
Note 68: Ούχ άπό τρόπου. Plut. in Mar. p. 412.
Note 69: Βραχύ τοϋ Χαλουμένωνρόνου τήν λέςιν φθείραντος έν τή τών
Κιμβών προσηγορία. . Diod. Sicul. l. V, p. 309.
Le plus ancien écrivain qui fasse mention de ces Kimbri est Philémon, contemporain d'Aristote: suivant lui, ils appelaient leur océan Mori-Marusa, c'est-à-dire Mer-Morte, jusqu'au promontoire Rubéas; au-delà ils le nommaient Cronium[70]. Ces deux mots s'expliquent sans difficulté par la langue kymrique: môr y signifie mer, marw, mourir, marwsis, mort; et crwnn, coagulé, gelé; en gallic, cronn a la même valeur; Murchroinn la mer glaciale[71].