Note 70: Philemon morimarusam à Cimbris vocari, hoc est, mortuum
mare
, usque ad promontorium Rubeas, ultrà deindè Cronium. Plin. l.
IV, c. 13.

Note 71: Adelung's Ælteste Geschichte der Deutschen, p. 48.—Toland's
Several pieces, p. I, p. 150.

Éphore, qui vivait à la même époque, connaissait les Kimbri et leur donne le nom de Celtes; mais dans son système géographique, cette dénomination très-vague désigne tout à la fois un Gaulois et un habitant de l'Europe occidentaled[72].

Note 72: Strab. l. VII, ub. supr.

Lorsque, entre les années 113 et 101 avant notre ère, un déluge de Kimbri ou Cimbres vint désoler la Gaule, l'Espagne et l'Italie, la croyance générale fut «qu'ils sortaient des extrémités de l'occident, des plages glacées de l'océan du Nord, de la Chersonèse kimbrique, des bords de la Thétis kimbrique[73].»

Note 73: Flor. l. III, c. 3. Polyæn. l. VIII, c. 10.—Quintil.
Declam. în pro milite Marii.—Ammian. l. 31, c. 5.—Cimbrica
Thetis
, Claudian. bell. Get. V. 638.—Plut. in Mar.—V. ci-dessous,
t. II, c. 3.

Du temps d'Auguste, des Kimbri occupaient au-dessus de l'Elbe une portion du Jutland; et ils se reconnaissaient pour les descendans de ceux qui, un siècle auparavant, avaient commis tant de ravages. Effrayés des conquêtes des Romains au-delà du Rhin, et leur supposant des projets de vengeance contre eux, ils adressèrent à l'empereur une ambassade pour obtenir leur pardon[74].

Note 74: Strab. l. VII, p. 292.—V. ci-dessous, t. III, Année 9 avant J.-C.

Strabon, qui nous rapporte ce fait, et Méla après lui, placent les Kimbri au nord de l'Elbe[75]; Tacite les y retrouve de son temps: «Aujourd'hui, dit-il, ils sont petits par le nombre, quoique grands par la renommée; mais des camps et de vastes enceintes sur les deux rives font foi de leur ancienne puissance et de la masse énorme de leurs armées[76].»

Note 75: Strab. l. cit.—Mel. l. III, c. 3.