Note 112: En latin gæsum; en grec Γαισόν et Γαισός. Le mot Gais
n'est plus usité aujourd'hui dans la langue gallique, mais un grand
nombre de dérivés lui ont survécu: tels sont gaisde, armé; gaisg
bravoure; gas, force, etc.

Note 113: Cateïa, jaculum fervefactum, clava ambusta. Virgil. Æn.
—Cæsar. Bell. gall. l. V, c. 43.—Ammian. Marcellin., l. XXXI.
—Isidor. Origin. l. XVIII, c. 7. En langue gallique gath-teth
(prononcez ga-tè) signifie dard brûlant. Armstr. Gael. dict.

Note 114: Solin. XXIII.—Fest Avien. Ora maritima.

La population gallique se divisait en familles ou tribus, formant entre elles plusieurs nations distinctes. Ces nations adoptaient généralement des noms tirés de la nature du pays qu'elles occupaient, ou empruntés à quelque particularité de leur état social; souvent elles se réunissaient à leur tour pour composer de grandes confédérations ou ligues.

Telles étaient la confédération des Celtes[115] ou tribus des bois, qui habitait les vastes forêts situées alors entre les Cévennes et l'Océan, la Garonne et le pied des monts Arvernes; celle des Armorikes[116] ou tribus maritimes, qui comprenait toutes les nations riveraines de l'Océan; la nation des Arvernes[117] ou hommes des hautes terres, qui possédait le plateau élevé que nous appelons encore aujourd'hui l'Auvergne; celle des Allobroges[118] ou hommes du haut pays, répandue sur le versant occidental des Alpes, entre l'Arve au nord, l'Isère au midi, et le Rhône au couchant; des Helvètes[119], qui tiraient leur nom des pâturages des Alpes où ils s'étaient établis; des Séquanes, qui devaient le leur à la rivière de Seine (Sequana[120]) dont ils avoisinaient la source, au couchant, tandis qu'au levant ils s'étendaient jusqu'au Jura; des Édues[121], dont les troupeaux de moutons et de chèvres parcouraient les vallées de la Saône et de la Haute-Loire; enfin des Bituriges, voisins occidentaux de la nation éduenne, ayant pour demeure l'espèce de presqu'île que forment, en se réunissant, la Loire, l'Allier et la Vienne.

Note 115: Coille, coillte; bois, forêt. V. l'introduction. Les tribus celtiques qui habitaient la montagne ajoutaient au nom collectif Celte le mot tor, qui signifie élevé: Celtorii, Κελτόριοι, Celtes d'en haut. Les historiens n'indiquent que très-vaguement la position de ces Celtes de la montagne; ils habitaient, disent-ils, entre les Pyrénées et les Alpes. Plutarch. in Camil., p. 135.

Note 116: Armhuirich et Armhoirik, voisin de la mer; (Lhuyd,
archæol. britann.) Armorici, Aremorici.

Note 117: Ar, all, haut: veran (Fearann), terre, contrée.
Arvernia, Alvernia, Auvergne.

Note 118: All, haut; brog, lieu habité, village.

Note 119: Elva (Ealbha) ou Selva, bétail: ait, èt, lieu, contrée. Elvétie ou Helvétie, contrée des troupeaux.