Note 120: Seach, qui tourne, qui dévie, sinueux: an, eau, rivière, contracté de avainn.—Σηκόανος, ποταμός, άφ΄ οϋ τό ίθνικόν Σηκόανοι. Artemidor. ap. Stephan. Bysant. V. Σηκόανος. Les Séquanes furent repoussés plus tard au-delà des Vosges et de la Saône.
Note 121: En latin Hedui, et plus communément Aedui. Ædh, mouton; Ed, troupeau de petit bétail.
ANNEES 1600 à 1500 avant J.-C.
Les Celtes et les Aquitains, qui n'étaient séparés que par la Garonne, se livrèrent sans doute plus d'une guerre; sans doute aussi une de ces guerres donna occasion à quelque bande celtique de franchir les passages occidentaux des Pyrénées et de pénétrer dans l'intérieur de l'Espagne, où d'autres bandes la suivirent. Le flot de cette première invasion se dirigea vers le nord et le centre de la péninsule, entre l'Èbre et la chaîne des monts Idubèdes; mais la population ibérienne ne se laissa pas aisément subjuguer. Une lutte longue et terrible eut lieu, sur le territoire envahi, entre la race indigène et la race conquérante. Toutes deux, à la fin, affaiblies et fatiguées, se rapprochèrent, et de leur mélange, disent les historiens, sortit la nation Celt-ibérienne, mixte de nom, comme d'origine[122].
Note 122: Οϋτοι γάρ τό παλαιόν περί τής χώρας άλλήλοις διαπολεμήσαντες, οϊ τε Ϊβηρες καί οί Κελτοί, καί μετά ταύτα διαλυθέντες καί τήν χώραν κοινή κατοικήσαντες, έτι δ' έπιγαμίας πρός άλλήλους συνθέμενοι, διά τήν έπιμιξίαν λέγονται ταύτης τυχεϊν τής προσηγορίας. Diodor. Sicul., l. V, p. 309.—App. Bell. hisp., p. 256.
Profugique à gente vetustâ
Gallorum, Celtæ miscentes nomen Iberis.
Lucan., Pharsal. l. IV, v. 9.
La route une fois tracée, de nombreuses émigrations galliques s'y portèrent successivement, et, se poussant l'une l'autre, finirent par occuper toute la côte occidentale depuis le golfe d'Aquitaine, jusqu'au détroit qui sépare la presqu'île du continent africain. Tantôt la population indigène se retirait devant ce torrent; tantôt, après une résistance plus ou moins prolongée, elle suivait l'exemple des Celtibères, faisait la paix, et se mélangeait. Des Celtes allèrent s'établir dans l'angle sud-ouest de cette côte qu'ils trouvèrent abandonné, et sous leur nom national (Celtici) ils formèrent un petit peuple qui eut pour frontières, au sud et à l'ouest l'océan, à l'orient le fleuve Anas, aujourd'hui la Guadiana[123]. D'autres Galls, dont la nation n'est pas connue, s'emparèrent de l'angle nord-ouest; et le nom actuel du pays (la Galice) rappelle encore leur conquête[124]. La contrée intermédiaire conserva une partie de sa population qui, mélangée avec les vainqueurs, produisit la nation des Lusitains[125], non moins célèbres que les Celtibères dans l'ancienne histoire de l'Ibérie.
Note 123: Herodot. l. II, p. 118; l. IV, p. 303, édit. Amst. 1763.
—Polyb. ap. Strab., l. III.—Varro ap. Plin., l. III, c. 3.
Note 124: Gallœcia, Callaicia. Ils étaient divisés en quatre
tribus: Artabri, Nerii, Præsamarcæ, Tamarici. Plin. l. IV, c. 34-35.
—Pompon. Mel., l. III, c. I.—Strab., l. c.
Note 125: Plin., l. c.—Strab. ibid.—Pompon. Mel., l. III,
c. I et seq.: Consultez l'excellent ouvrage de M. Guillaume de
Humboldt, Pruefung der Untersuchungen ueber die Urbewohner
Hispaniens… Berlin, 1821.