Note 154: Priùs, cis Apenninum ad inferum mare…
Tit. Liv. l. V, c. 99.

Note 155: Ce peuple ne reconnaissait pour son nom national que celui de Rhasena, en ajoutant l'article, Ta-Rhasena, d'où les Grecs, probablement, ont fait Tyrseni et Tyrrheni. On ignore d'où dérivait celui d'Étrusques que les Latins lui donnaient.

Note 156: Tzetzes ad Lycophron. Alexandr. 717.—Rutil. itinerar. I.

Note 157: Strabon. l. V.—Servius ad Virgil. Æneid. II, VIII et X.
—Cf. Cluver. Ital. antiq. t. I, p. 344 et seq.

Une fois constitués, les Étrusques poursuivirent avec ordre et persévérance l'expropriation de la race ombrienne; ils attaquèrent l'Ombrie circumpadane qui, successivement, et pièce à pièce, passa sous leur domination. Les douze cités étrusques se partagèrent par portions égales cette seconde conquête; chacune d'elles eut son lot dans les trois cents villages que les Galls y avaient habités[158]; chacune d'elles y construisit une place de commerce et de guerre qu'elle peupla de ses citoyens[159]; ce fut là la nouvelle Étrurie[160]. Mais les Isombres ne se résignèrent pas tous à la servitude. Un grand nombre repassèrent dans la Gaule où ils trouvèrent place, soit parmi les Helvètes[161], soit parmi les tribus éduennés, sur les bords de la Saône[162]. Plusieurs se réfugièrent dans les vallées des Alpes parmi les nations liguriennes qui commençaient à s'étendre sur le versant occidental de ces montagnes, et vécurent au milieu d'elles sans se confondre, sans jamais perdre ni le souvenir de leur nation ni le nom de leurs pères. Bien des siècles après, le voyageur pouvait distinguer encore des autres populations alpines la race de ces exilés de l'Isombrie[163]. Même dans la contrée circumpadane, l'indépendance et le nom isombrien ne périrent pas totalement. Quelques tribus concentrées entre le Tésin et l'Adda, autour des lacs qui baignent le pied des Alpes pennines[164], résistèrent à tous les efforts des Étrusques, qu'ils troublèrent long-temps dans la jouissance de leur conquête. Désespérant de les dompter, ceux-ci, pour les contenir du moins, construisirent près de leur frontière la ville de Melpum, une des plus fortes places de toute la nouvelle Étrurie[165].

Note 158: Trecenta oppida Tusci debellasse reperiuntur. Plin. l. III, c. 14.—Strab. l. V.

Note 159: Trans Apenninum totidem quot capita originis erant coloniis missis….. usque ad Alpes tenuêre. Tit. Liv. l. V, c. 23. —Δώδεκα πόλεων….. Diodor. Sicul. l. XIV, p. 321.

Note 160: Etruria nova. Serv. Virg. Æn. XV, V. 202.

Note 161: Ils y furent connus sous le nom d'Ambres; Ambro, Ambronis; d'où nous avons fait Ambrons. Plutarch. in Mario. Voyez ci-après, IIème partie, le récit de l'invasion des Cimbres.

Note 162: Ils continuèrent à porter le nom d'Isombres, en latin, Insubres. Insubres, pagus Æduorum; Tit. Liv. l. V, c. 23.—Les Umbranici, qui habitaient un peu plus bas, sur la rive droite du Rhône, étaient probablement une de ces peuplades émigrées de l'Ombrie.