Note 272: Quòd Veïentes consanguineos adversùs populum romanum, non defendissent. Tit. Liv. l. V, c. 35.

Le caractère hautain et violent des Fabius convenait mal à une mission de paix[273]; néanmoins l'ouverture de la conférence fut assez calme. Le chef suprême des Sénons, qui portait en langue kimrique le titre de Brenn[274], exposa que, mécontens de leurs terres, ses compatriotes et lui venaient en chercher d'autres dans l'Étrurie; voyant les Clusins possesseurs de plus de pays qu'ils n'en pouvaient cultiver, les Gaulois en avaient réclamé une partie, que, sur le refus des Clusins, ils enlevaient à main armée; l'abandon de ces terres était, disait-il, l'unique condition de la paix, comme le seul motif de la guerre[275]. Il ajouta: «Les Romains nous sont peu connus; mais nous les croyons un peuple brave, puisque les Étrusques se sont mis sous leur protection. Restez donc ici spectateurs de notre querelle; nous la viderons en votre présence, afin que vous puissiez redire chez vous combien les Gaulois l'emportent en vaillance sur le reste des hommes[276].» A ces paroles les envoyés eurent peine à réprimer leur colère. «Quel est ce droit que vous vous arrogez sur les terres d'autrui? s'écria l'aîné des trois frères, Q. Ambustus; que signifient ces menaces? qu'avez-vous à faire avec l'Étrurie[277]?—Ce droit, reprit en riant le Brenn sénonais[278], est celui-là même que vous faites valoir, vous autres Romains, sur les peuples qui vous avoisinent, quand vous les réduisez en esclavage, quand vous pillez leurs biens, quand vous détruisez leurs villes[279]; c'est le droit du plus fort. Nous le portons à la pointe de nos épées; tout appartient aux hommes de cœur[280].»

Note 273: Mitis legatio, ni præferoces legatos….. habuisset.
Tit. Liv. l. V, c. 36.

Note 274: Bren, Brenin, roi; en latin Brennus. Les Romains
prirent ce nom de dignité pour le nom propre du chef gaulois.

Note 275: Si, Gallis egentibus agro, quem latiùs possideant quam
colant Clusini, partem finium concedant; aliter pacem impetrari non
posse. Tit. Liv, l. V, c. 36.

Note 276: Coràm Romanis dimicaturos ut nunciare domum possent quantùm
Galli virtute cæteros mortales præstarent. Tit. Liv. l. V, c. 36.

Note 277: Quid in Etruriâ rei Gallis esset?….. Quodnam id jus?
Idem. l. c.

Note 278: Γελάσας ό βασιλεύς τών Γαλατών Βρέννος….. Plut. Camill.
p. 136.

Note 279: Έφ' οϋς ύμεϊς στρατεύοντες, τών μή μεταδώσιν ύμίν τών
άγαθών, άνδραποδίζεσθε, λεηλατεϊτε, καί κατασκάπτετε τάς πόλεις
αότών. Plutarch. Camil. l. c.

Note 280: In armis jus ferre et omnia fortiorum virorum esse.
Tit. Liv. l. V, c. 36.