Note 328: Νύξ έπήλθε μεθύουσιν αύτοϊς, καί σιωπή κατέσχε τό
στρατόπεδον. Plut. in Camil. p. 141.
Note 329: Κραυγή τε χρώμενος πολλή καί ταϊς σάλπιγξι πανταχόθεν
έκταράττων άνθρώπους… Plut. in Camil. ibid.
Note 330: Plutarch. Camil. p. 141.
Note 331: Magna pars in agrum Antiatem delati, incursione ab oppdanis in palatos factâ, circumveniuntur. Tit. Liv. l. V, c. 45.
Ce succès encouragea les peuples du Latium; ils s'armèrent à l'instar des Ardéates. De l'enceinte des villes où jusqu'alors ils s'étaient tenus renfermés sans coup férir, ils se mirent à fondre de tous côtés sur les bandes qui couraient la campagne, et la rive gauche du Tibre ne fut plus sûre pour les fourrageurs gaulois. Sur la rive droite la défense, mieux organisée encore, agit avec plus d'efficacité. L'Étrurie avait songé d'abord à profiter des désastres des Romains, et leur avait déclaré la guerre[332]; mais voyant son territoire foulé et épuisé, sans plus de ménagement que les terres des Latins, elle inclina à des sentimens plus généreux. Ses villes méridionales combinèrent leurs armes avec celles des fugitifs romains réunis à Véïes, quelques-unes guidées, comme Cære, par une antique affection pour Rome, les autres par l'ennui de l'occupation gauloise. Véïes, cité forte et bien défendue, devint le centre des opérations de ce côté du Tibre.
Note 332: Οί Τυρ΄ρ΄ηνοί, μετά δυνάμεως άδράς, έπεπορεύοντο τήν τών
Ρ΄ωμαίων χώραν, λεηλαλοϋντες. Diod. Sicul. l. XIV, p. 323.
Le nom de M. Furius, mêlé aux premiers succès des peuples latins contre les Gaulois, réveilla dans le cœur des enfans de Rome le souvenir de ce grand général. Leurs torts mutuels furent oubliés. D'une résolution unanime ils lui proposèrent de venir à Véïes se mettre à la tête de ses vieux compagnons d'armes, ou de permettre qu'ils allassent combattre sous ses drapeaux à Ardée[333]. Mais Camillus s'y refusa. «Banni par vos lois, leur répondit-il, je ne puis reparaître au milieu de vous. D'ailleurs le suffrage du sénat doit seul m'élever au commandement; que le sénat ordonne, et j'obéis[334].» En vain les réfugiés de Véïes mirent tout en œuvre pour fléchir sa résolution. «Tu n'es plus exilé, lui disaient-ils, et nous ne sommes plus citoyens de Rome. La patrie! En est-il encore une pour nous, quand l'ennemi occupe en maître ses cendres et ses ruines[335]? Et comment espérer de pénétrer au Capitole pour y consulter le sénat? Comment espérer d'en revenir sain et sauf, lorsque les barbares investissent la place?» Marcus Furius fut inébranlable[336].
Note 333: Tit. Liv. l. V, p. 46.—Plutarch. in Camil. p. 141.
Note 334: Plut. ub. supr.
Note 335: Ούκ έτι γάρ έστι φυγάς, οὔθ' ήμείς πολϊται, πατρίδος ούκ οϋσης, άλλά κρατουμένης ύπό τών πολεμίων. Plutarch. in Camil. p. 141.