Note 350: Ήδη μέν έν όπλοις δισμυρίους κατέλαβε, πλείονας δέ συνήγεν άπς τών συμμάχων… Plut. in Camil. p. 142.
Dans cette communauté de misères, les deux partis étaient impatiens de négocier. Les sentinelles du Capitole et celles de l'armée ennemie commencèrent les pourparlers, et bientôt il s'établit entre les chefs des communications régulières[351]. Mais les demandes des Gaulois parurent aux assiégés trop dures et trop humiliantes. Comme elles avaient pour fondement l'état de disette qui forçait les Romains de capituler[352], on raconte que, dans la vue de démentir ce bruit, les tribuns militaires firent jeter du haut des murailles aux avant-postes quelques pains qui leur restaient[353]. Il est possible que ce stratagème, ainsi que le prétendent les historiens, ait porté le Brenn à rabattre de ses prétentions; mais d'autres causes influèrent plus puissamment sans doute sur sa détermination. Il fut informé que les Vénètes s'étaient jetés sur les terres des Boïes et des Lingons, et que, du côté opposé, les montagnards des Alpes inquiétaient les provinces occidentales de la Cisalpine[354]; il s'empressa de renouer les négociations, se montra moins exigeant, et la paix fut conclue. Voici quelles en furent les conditions: 1º Que les Romains paieraient aux Gaulois mille livres pesant d'or[355]; 2º qu'ils leur feraient fournir par leurs colonies ou leurs villes alliées, des vivres et des moyens de transport[356]; 3º qu'ils leur cédaient une certaine portion du territoire romain, et s'engageaient à laisser dans la nouvelle ville qu'ils bâtiraient une porte perpétuellement ouverte, en souvenir éternel de l'occupation gauloise[357]. Cette capitulation fut jurée de part et d'autre avec solennité le 13 février, sept mois accomplis après la bataille d'Allia[358].
Note 351: Tit. Liv. l, V, c. 48.—Plut. in Camil. p. 143.
Note 352: Cùm Galli famem objicerent. Tit. Liv. l. V, c. 48.
Note 353: Dicitur….. multis locis panis de Capitolio jactatus esse.
Tit. Liv. l. V, c. 48.—Valer. Max. l. VII, c. 4.
Note 354: Γενομένου δ΄άντισπάσματος, καί τών Ούενέτών έμβαλόντων είς
τήν χώραν αύτών, πότε μέν ποιησάμενοι συνθήκας πρός Ρωμαίους…
Polyb. l. II, p. 106.
Note 355: Diodor. Sic. l. XIV, p. 324.—T. Liv. l. V, c. 48.—Plut. in Camil. p. 143.—Valer Max. l. V, c. 6.—Quelques écrivains portent cette rançon au double. Varro. ap. Non. in Torq. —Plin. l. XXXII, c. 1.
Note 356: Transvehendos et commeatibus persequendos. Fronton. Strat.
l. II, c. 6.
Note 357: Πύλην ήνεῳγμένην παρέχειν διά παντός, καί γήν έργάσιμον.
Polyæn. Stratag. l. VIII, c. 25.
Note 358: Plut. in Camil. p. 144.