Note 456: Έρέσθαι παρά τόν πότον (τόν βασιλέα) τί μάλιστα εϊη ό φοβοΐντο αύτούς δ' άποκρίνασθαι, ούδένα, εί μή άρα ό ούρανός αύτοϊς έπιπέσοι φιλίαν γε μήν άνδρός τοιούτου περί παντός τίθεσθαι. Strab. l. VII, p. 301.
Note 457: Άλαζόνες Κελτοί είσιν…. Arrian. Alex. l. I, c. 6.
Mais Alexandre mourut à la fleur de l'âge, au fort de ses conquêtes, à mille lieues de sa patrie, et le vaste empire qu'il avait créé fut dissous. Tandis que ses généraux prenaient les armes pour se disputer son héritage, les républiques asservies par lui ou par son père s'armaient aussi pour reconquérir leur indépendance. Tout présageait à la Grèce une longue suite de bouleversemens; tout semblait convier à cette riche proie de sauvages voisins avides de pillage et de combats. Dès les premiers symptômes de guerre civile, les Galls s'adressèrent aux républiques du Péloponèse et de la Hellade, offrant d'être leurs auxiliaires contre le roi de Macédoine; mais une telle proposition fut repoussée avec hauteur[458]. Rebutés par les républiques, ils s'adressèrent au roi de Macédoine, qui se montra moins dédaigneux; il en prit à son service, et en fit passer aux rois d'Asie, ses amis, des bandes nombreuses[459].
Note 458: Γαλάται μεθ' Έλλήνων οόκ έμαχέσαντο, Κλεωνύμου καί
Λακεδαιμονίων σπείσασθαι σπονδάς σφισιν ού θελησάντων. Pausan. Mess.
Hanov. 1613. p. 269.
Note 459: Polyæn. Stratag. l. IV, c. 8, p. 2.—Plut. paral. p. 309.
—Stob. Serm. 10.
Plus les affaires de la Grèce s'embrouillèrent, plus s'accrut l'importance des Gaulois soldés; ils furent d'un grand secours aux rois dans leurs interminables querelles; mais souvent aussi ils leur firent payer cher les services du champ de bataille. On raconte à ce sujet qu'Antigone, un des successeurs d'Alexandre, ayant engagé dans ses troupes une bande de Galls du Danube, à raison d'une pièce d'or par tête, ceux-ci amenèrent avec eux leurs femmes et leurs enfans, et, qu'à la fin de la campagne, ils réclamèrent la solde pour leur famille comme pour eux. «Une pièce d'or a été promise par tête de Gaulois, disaient-ils, ne sont-ce pas là des Gaulois[460]?» Cette interprétation commode, qui faisait monter la somme stipulée à cent talens au lieu de trente[461], ne pouvait être du goût d'Antigone; la dispute s'échauffa, et les Galls menacèrent de tuer les otages qu'ils avaient entre les mains. Il fallut au roi grec toute l'habileté qui caractérisait sa nation pour sauver ses otages et son argent, et se délivrer lui-même de ces auxiliaires dangereux.
Note 460: Οί Γαλάται καί τοίς άόπλοις καί ταϊς γυναιξί καί τοϊς παισίν άπήτουν τοΰτο γάρ εΐναι τών Γαλατών έν έκάστψ. Polyæn. Strat. l, IV, c. 6.
Note 461: Un talent pouvait équivaloir à 5,500 fr.
Introduits au sein de cette Grèce déchirée par tant de factions, les Galls sentirent bientôt sa faiblesse et leur force; ils se lassèrent de combattre à la solde d'un peuple qu'ils pouvaient dépouiller. Un chef de bande, nommé Cambaules[462], entra pour son propre compte dans la Thrace, dont il ravagea la frontière; et quoiqu'il n'y restât que très-peu de temps, il en rapporta assez de butin pour exciter la cupidité de toute sa nation[463]. Les émigrés tectosages, arrivés sur ces entrefaites, décidèrent l'impulsion générale; de concert avec les peuples galliques, ils organisèrent une expédition dont la conduite fut confiée à un chef qui paraît avoir été de race kimrique. Le nom de cet homme nous est inconnu; l'histoire nous apprend seulement qu'il tirait son origine de la tribu des Praus ou hommes terribles[464]; et comme l'autre chef, non moins fameux, qui prit et brûla Rome, elle ne le désigne habituellement que par son titre de Brenn ou roi de guerre. Ses talens comme général, son intrépidité, ses saillies spirituelles et railleuses, son éloquence même, lui valurent une grande renommée dans l'antiquité, et les éloges d'écrivains qui certes n'avaient aucun motif de partialité, ni pour l'homme, ni pour la nation.
Note 462: Cambaules, Camh, force; baol, destruction.