Note 470: Βόλγιος. Pausan.—Belgius, Justin.

Note 471: Offerentes pacem, si emere velit. Justin. XXIV, c. 5.

Note 472: Κεραυνός; Ceraunus chez les historiens latins.

Note 473: Aliter se pacem daturum negando, nisi principes suos
obsides dederint, et arma tradiderint. Justin, XXIV, c. 5.

Note 474: Risêre Galli, acclamantes, brevi sensurum sibi an illi
consulentes pacem obtulerint. Justin. XXIV, c. 5.

Note 475: Memnon. Hist. ap. Phot. c. 15.

De part et d'autre on fit ses dispositions pour la bataille. Ptolémée, suivant la tactique grecque, rangea sur les flancs son infanterie légère et sa cavalerie; au centre, son infanterie pesante, armée de longues piques, se forma en phalange. Les Grecs appelaient de ce nom un bataillon carré de cinq cents hommes de front, sur seize de profondeur, tous tellement serrés les uns contre les autres que les piques du cinquième rang dépassaient de trois pieds la première ligne; les rangs les plus intérieurs, ne pouvant se servir de leurs armes, appuyaient les premiers, soit pour augmenter la force de l'attaque, soit pour soutenir le choc des charges ennemies. La phalange était la gloire de l'armée macédonienne; Philippe, Alexandre, et les successeurs de ce conquérant, lui avaient été redevables de leurs plus grands succès. Cependant ce corps si redoutable ne résista pas à l'audace impétueuse des Gaulois; après un combat terrible, il fut enfoncé; l'éléphant qui portait le roi tomba criblé de javelots; lui-même, saisi vivant, fut mis en pièces, et sa tête promenée au bout d'une pique, à la vue des ailes macédoniennes qui tenaient encore[476]. Alors la déroute devint générale; la plupart des chefs et des soldats périrent ou furent contraints de se rendre; mais le sort des captifs fut plus horrible que celui des guerriers morts sur le champ de bataille; Belg en fit égorger dans un sacrifice solennel les plus jeunes et les mieux faits; les autres, garottés à des arbres, servirent de but aux gais des Galls et aux matars des Kimris[477].

Note 476: Memnon. Hist. ap. Phot. c. 15.—Caput ejus amputatum et
lanceâ fixum… Justin. l. XXIV, c. 5.—Pausan. l. X, p. 644.
—Polyb.l. IX, p. 567.—Diodor. Sic. l. XXII, p. 868.

Note 477: Τούς τε γάρ τοΐς εϊδεσι καλλίστους, καί ταϊς ήλικίαις άκμαιοτάτους καταστρέψας, έθυσε τοϊς θεοϊς… τούς δ' άλλους πάντας κατηκόντισε. Diod. Sicul. excerp. Vales. p. 316.

Cette défaite et les atrocités dont elle était suivie jetèrent la Macédoine dans la consternation. De toutes parts on se réfugia dans les villes. «De l'enceinte de leurs murailles, dit un historien, les Macédoniens, levant les mains vers le ciel, invoquaient les noms de Philippe et d'Alexandre, dieux protecteurs de la patrie[478];» mais cette patrie, nul ne s'armait pour la sauver. Ce qui mettait le comble à la misère publique, c'était l'anarchie qui régnait dans l'armée: les soldats, après avoir élu roi Méléagre, frère de Ptolémée, le chassèrent pour mettre à sa place un certain Antipater qui fut surnommé l'Étésien, parce que son règne ne dépassa pas en durée la saison où soufflent les vents étésiens[479]; les désordres des soldats, l'absence d'un chef militaire, et l'épouvante des citoyens, pendant plus de trois mois, livrèrent sans défense la Macédoine aux dévastations des Gaulois. Belg parcourut tranquillement le midi de ce royaume et le nord de la Thessalie[480], entassant dans ses chariots un immense butin que personne ne venait lui disputer.