Note 568: Σκεδασθέντες άλλοι άπα άλλα μέρη κατά διχοστασίαν. Strab.
l. IV, p. 188.—Pars in antiquam patriam Tolosam… pars in Thraciam.
Justin. hist. XXXII, c. 3.—Circùm Hercyniam silvam…
Cæsar. l. VI, c. 24.

Note 569: Κομοντόριος, Polyb. l. IV, p. 313.

CHAPITRE V.

Passage des Gaulois dans l'Asie mineure; ils placent Nicomède sur le trône de Bithynie.—Ils se rendent maîtres de tout le littoral de la mer Égée; situation malheureuse de ce pays.—Tous les états de l'Asie leur paient tribut.—Commencement de réaction contre eux; Antiochus-Sauveur chasse les Tectosages jusque dans la haute Phrygie.—Gaulois soldés au service des puissances asiatiques; leur importance et leur audace.—Fin de la domination des hordes; avantage remporté par Eumènes sur les Tolistoboïes; ils sont vaincus par Attale, et repoussés, ainsi que les Trocmes, dans la haute Phrygie; réjouissances publiques dans tout l'Orient.

278—241.

ANNEE 278 avant J.-C.

Le lecteur se rappelle sans doute que lors du départ de la grande expédition gauloise pour la Grèce, deux chefs, se détachant du gros de l'armée, avaient passé en Thrace, Léonor avec dix mille Galls, Luther avec le corps des Teutobodes; ils y faisaient alors la loi. Maître de la Chersonèse thracique et de Lysimachie, dont ils s'étaient emparés par surprise, ils étendaient leurs ravages sur toute la côte depuis l'Hellespont jusqu'à Byzance, forçant la plupart des villes et Byzance même à se racheter de pillages continuels par d'énormes contributions[570]. La proximité de l'Asie, et ce qu'ils apprenaient de la fertilité de ce beau pays, leur inspirèrent bientôt le désir d'y passer[571]. Mais quelque étroit que fût le bras de mer qui les en séparait, Léonor et Luther n'avaient point de vaisseaux, et toutes leurs tentatives pour s'en procurer restèrent long-temps infructueuses. A l'arrivée des compagnons de Comontor, ils songèrent plus que jamais à quitter l'Europe. La Thrace presque épuisée par deux ans de dévastation, était, entre tant de prétendans, une trop pauvre proie à partager. Léonor et Luther s'adressèrent donc conjointement au roi de Macédoine, de qui la Thrace dépendait, depuis qu'elle ne formait plus un royaume particulier. Ils offrirent de lui rendre Lysimachie et la Chersonèse thracique, s'il voulait leur fournir une flotte suffisante pour les transporter au-delà de l'Hellespont. Antipater, qui gouvernait alors la Macédoine, par des réponses évasives, chercha à traîner les choses en longueur[572].

Note 570: Lysimachiâ fraude captâ, Chersonesoque omni armis possessâ… oram Propontidis vectigalem habendo, regionis ejus urbes obtinuerunt. Tit. Liv. l. XXXVIII, c. 16.

Note 571: Cupido indè eos in Asiam transeundi, audientes ex propinquo quanta ubertas terræ hujus esset, cepit. Idem, l. XXXVIII, l. C.

Note 572: Res quùm lentiùs traheretur… Idem, c. 16.