Maintenant la salle était vide.

Elle regarda sa montre, et, voyant qu'il était trois heures:

—Il faut que je file. On répète la Grille, cet après-midi. Constantin Marc doit être déjà au théâtre... En voilà encore un drôle de garçon! Il raconte que, dans le Vivarais, il culbute toutes les femmes. Et il est si timide qu'il n'ose seulement pas causer avec Fagette et Falempin. Je lui fais peur. Ça m'amuse.

Elle était si lasse qu'elle n'avait pas le courage de se lever.

—C'est bizarre! on dit partout que je suis engagée aux Français. Ce n'est pas vrai. Il n'en est même pas question... Bien sûr que je ne pourrai pas rester indéfiniment où je suis. A la longue, on s'abrutirait là dedans. Mais rien ne presse. J'ai un grand rôle à créer dans la Grille. On verra après. Ce que je demande, moi, c'est à jouer la comédie. Je n'ai pas envie d'entrer aux Français pour n'y rien faire.

Tout à coup, regardant devant elle avec des yeux pleins d'épouvante, elle se rejeta en arrière, pâlit et poussa un cri aigu. Puis ses paupières battirent, et elle murmura qu'elle étouffait.

Robert lui ouvrit son corsage et lui mouilla les tempes d'un peu d'eau.

Elle dit:

—Un prêtre! j'ai vu un prêtre... Il était en surplis... Ses lèvres remuaient et ne faisaient pas de bruit... Il m'a regardée.

Il tâcha de la rassurer: