[841] Gentil opposé à vilain. Gentils et autres, nobles et vilains.—Sans aucun doute, il faut ici prendre les termes de compagnons et de gentils dans leur vrai sens et ne pas croire qu'ils aient été mis par antiphrase, comme dans cet endroit de Froissart: «Il (le duc de Lancastre) entendit comme il pourroit estre saisy de quatre gentils compaignons qui estranglé avoyent son oncle, le duc de Clocestre, au chasteau de Calais» (Froissart, dans La Curne).
[842] Attendez les nouvelles de la Pucelle..., et plus bas: Si vous ne voulés croire lez nouvelles de par Dieu de la Pucelle... Ce mot de «Nouvelles» s'entendait alors comme aujourd'hui, mais il avait aussi le sens de «prodiges», ainsi qu'on voit dans cette phrase: «En celle année apparurent maintes nouvelles à Rosay en Brie: le vin fut mué en sang et le pain en chair sensiblement ou (au) sacrement de l'autel» (Chroniques de Saint Denys, dans La Curne).
[843] Tendrez..., tendra: tiendrez, tiendra.
[844] Fils sainte Marie, comme Hôtel Dieu, les fils Aymon, etc.
[845] Comprenez: Et n'ayez point en votre opinion, ne croyez pas que vous tiendrez de Dieu le royaume de France, car c'est le roi Charles qui le tiendra de Dieu.
[846] Lequel roi Charles.
[847] Ferrons, frapperons.
[848] Un grand cri de guerre. Il faut corriger hahut dans Procès, t. III, p. 107.—Comparez «Ceux qui avoient fait le guet devers l'ost ouïrent le cri à le hahay» (Froissart, liv. I, dans La Curne).
Princes à ce mot me convint eveillier
Pour un hahay que j'oy escrier
Par nuit, en l'ost, assez près de Coulogne.
(Eustache Deschamps, dans La Curne.)