—Si tu veux me donner quelque chose,—fit-elle,—achète-moi un pain de seigle et une tablette de chocolat. Tu veux?

Elle s’étonna de ses prodigalités, car il offrait une boîte entière de chocolats pralinés, dans du papier d’argent. Et puis, un bouquet de violettes l’enchanta. Mais alors elle dit:

—Maintenant, c’est tout, pour aujourd’hui. Je crois que tu n’es pas si riche que ça, et que tu te gênes pour me gâter ...

Les autres matins, ce furent diverses friandises; et même, un jour, une petite broche qui ressemblait à du corail. Marie Galande, toute en joie, se souvenait:

—Et il paraît que ça porte bonheur!...

Siméon, scrupuleux, objecta:

—Écoute, j’ai bien peur que ce ne soit pas du vrai corail ...

—Tu n’as pas besoin de me le dire,—répliqua-t-elle,—si je m’y trompe: je ne m’y connais pas beaucoup.

—Oui, mais ça ne te portera pas bonheur.