Siméon chancelait; il la serra contre lui ... Ils cheminaient lentement. Un passant qui les vit détourna la tête par obligeance. Un cantonnier les interpella:

—Un joli temps, les amoureux, pour les amours! Allez, allez, vous ne faites pas de mal ...

Marie Galande acquiesça; et elle dit à Siméon:

—C’est vrai, qu’on est des amoureux. Est-ce que ce n’est pas agréable? Écoute, Siméon, puisque je t’aime ...

Elle se fit très câline. Soudain, elle poussa un cri d’effroi.

—Qu’est-ce?—demanda Siméon.

Mais elle ne répondait pas. Elle tressaillait. Sa voix s’arrêtait à sa gorge. Siméon vit, à quelque distance, Picrate qui déambulait à grands coups frénétiques de ses poings qui frappaient le sol. Il s’éloignait. Marie Galande put articuler:

—Sauvons-nous! Vite, vite!...

Siméon dut la suivre. Ils gagnèrent une petite rue. Siméon s’efforçait de tranquilliser Marie Galande: