—Calme-toi, petite. Il ne nous a pas vus: il s’en allait ...
Marie Galande voulait encore se sauver:
—Viens,—disait-elle d’une voix essoufflée.—Peut-être qu’il court après nous. S’il nous rattrapait!...
—Mais non. Tu as bien remarqué qu’il s’en allait ... Et puis, il ne va pas vite, le pauvre Picrate ... Et puis, pourquoi as-tu si peur de lui? Il n’est pas méchant.
—Il est méchant!—répliquait Marie Galande.—Il est le diable. S’il nous rattrapait, ce serait une chose effrayante!...
Il fallut longtemps pour l’apaiser. Après que sa terreur se fut calmée, elle pleura et, parmi ses larmes, sourit.
—Maintenant,—dit-elle,—je crois qu’il est tard: il faut que j’aille prendre mon panier. Toi, tu iras à ta voiture. Au revoir ... Je pensais, tout à l’heure, qu’on pourrait avancer le dimanche d’un jour et être, aujourd’hui, toute la journée ensemble ...
—Veux-tu?—suppliait Siméon.
—Non,—répondit-elle,—non.
Elle réfléchissait. Elle semblait combiner ceci et cela et n’être pas sûre de son désir. Siméon la pressait ... Et puis, elle décida: