Ils profitèrent d’un intervalle entre deux baraques de planches pour s’esquiver. Il leur fut agréable d’avoir un peu d’espace devant eux et de ne plus participer à ce tumulte de la joie exubérante.
Mais la musique les poursuivait.
Quand elle les eut enfin laissés, Siméon demanda:
—Où allons-nous?
—Ça m’est égal!—répondit Marie Galande.—Nous irons où tu voudras. Comment saurais-je où tu veux aller?
Siméon la pria de n’avoir point d’amertume: s’il l’avait offensée ou peinée, c’était sans le vouloir. Marie Galande reprit:
—Tu as probablement une amie, et je te gêne.
—Je n’ai pas d’autre amie que toi,—dit Siméon.
—Oh! moi ...—fit-elle;—qu’est-ce que c’est?... Si tu n’as point d’autre amie que moi, pourquoi ne m’aimes-tu pas davantage?...
—Je t’aime beaucoup,—affirma-t-il.