—Tu feras, Picrate, ce que tu voudras.

—Que ferai-je? que ferai-je?—répétait Picrate.

Siméon négligea de répondre, et les gémissements de Picrate tombèrent dans le silence.

Bientôt, Siméon remua, prit son chapeau, sa canne.

—Adieu, Picrate,—dit-il, la main tendue.

Picrate redressa la tête, qu’il avait inclinée vers le sol, et se récria de toutes ses forces:

—Ne t’en va pas! ne t’en va pas! Je te supplie de ne pas t’en aller. Tu ne peux pas me laisser tout seul, ainsi, dans ce désastre. Ce serait lâche et cruel. Je ne peux pas rester ici tout seul. Tu vois bien que j’ai peur. La police viendra; je serai pris!...

Il frissonna; sa bouche se contractait.

—Si l’on m’arrête, je suis perdu! Est-ce que tu crois qu’ils me condamneront à mort?...