»Mais, quand je fus à son côté, le courage me fit défaut. Il devina. Mon trouble; un pressentiment. Il me dit:
»—Eh bien! ce papyrus?...
»Alors, je ne pus contenir mes sanglots de rage.
»—Gardez vos yeux, maître, gardez vos yeux!...
»Il souriait.
»Bientôt, il se leva:
»—Excusez-moi. Je n’ai pas de temps à perdre. Au revoir ... Ou bien m’accompagnez-vous, mon ami?
»Une révolte me prit. Pourquoi ne m’interrogeait-il pas sur le papyrus meurtrier? Pourquoi n’était-il pas curieux d’apprendre le détail de la mauvaise aventure? Pourquoi souriait-il?
»Mais il s’en allait. Je n’eus pas la charité suprême de le guider, de lui économiser dix minutes de vue. Je le regardai qui s’éloignait, à petits pas, craintivement, soigneux d’éviter les arbres et, sur le sol, les flaques d’eau. Il s’éloignait, il s’éloignait; au bout de l’allée, il disparut. Je sais qu’il rentra chez lui, qu’il se remit au travail, que cela dura des jours et des jours. Il corrigeait les épreuves de son livre.