Elle considérait Picrate et Siméon, curieuse, étonnée. Elle dit à Siméon:
—Tu es cocher?... Je vois ça à ton fouet. Autrement, tu n’en as pas l’air. Tu es rigolo, tu sais ... Et toi?—demanda-t-elle à Picrate.
—Moi, négociant.
—Ah!... Et qu’est-ce que tu vends?
—Pas grand’ chose,—avoua-t-il, à cause de Siméon.
Elle les examinait tous deux alternativement; et elle éclata de rire, en petite fille mal élevée, mais de si naturelle façon que Siméon se mit à rire, lui aussi. Picrate se fâchait:
—On t’invite, et tu te moques de nous?...
—Mais non, mais non!—fit-elle.—Je ne me moque pas. Je ris parce que vous êtes rigolos; je vous gobe.
L’arrivée de la prune, baignée d’alcool, la ravit. Elle battit des mains et elle fit claquer sa langue.